Forêt d’rêve

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Je vais vous révéler en peu de mots un grand mystère de la vie humaine. L’homme s’épuise par deux actes instinctivement accomplis qui tarissent les sources de son existence. Deux verbes expriment toutes les formes que prennent ces deux causes de mort : VOULOIR ET POUVOIR. Entre ces deux termes de l’action humaine, il est une autre formule dont s’emparent les sages, et je lui dois le bonheur et ma longévité. Vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit ; mais SAVOIR laisse notre faible organisation dans un perpétuel état de calme. Ainsi le désir ou le vouloir est mort en moi, tué par la pensée ; (…) Rien d’excessif n’a froissé ni mon âme, ni mon corps. Cependant, j’ai vu le monde entier. (…) Ma seule ambition a été de voir. Voir, n’est-ce pas savoir ? (…) Mes débauches étaient la contemplation des mers, des peuples, des forêts, des montagnes ! J’ai tout vu, mais tranquillement, sans fatigue ; je n’ai jamais rien désiré, j’ai tout attendu. Je me suis promené dans l’univers comme dans le jardin d’une habitation qui m’appartenait.

La peau de chagrin, Honoré de BALZAC

Enfin réconciliée avec la prose balzacienne, je m’en vais voir et reviens mi-avril. Portez-vous bien et à la revoyure! I’m going on a three weeks adventure. See you in April, take care!

Tulipes Trip

dauphine-raisin-filet-fleursL’hiver est mort, vive le printemps! Pour fêter ça, voici une idée de short-trip photogénique aux Pays-Bas, testé et approuvé par moi il y a… 7 ans déjà.

JOUR 1 – FLEURS, COUTEAUX ET SABLE FIN

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Les champs de Lisse où, à défaut de Lys, fleurissent tulipes, jacinthes et narcisses.

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À gauche, des cyclistes. À droite, une respectable dame-caméléon. Partout, des fleurs.

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Culture intensive, pollution, appauvrissement des sols. La troublante beauté d’un paradis… artificiel?

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Changement de décor: direction les dunes et… le rivage.

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Couteaux à foison en bordure du Nationaal Park Zuid-Kennemerland. Mon arrière-grand-mère disait qu’en trouver un portait bonheur, je me demande ce qu’elle aurait pensé de cet amas.

JOUR 2 – MOULINS, CANAUX ET CERFS-VOLANTS

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Réveil matinal, quelque part en Hollande-Méridionale rurale. Les moulins de Kinderdijk n’attendent pas !

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Ce réseau de 19 moulins à vent, le plus important et le mieux conservé du pays, attire chaque jour de nombreux touristes. Pour éviter la foule et flâner en paix, mieux vaut donc s’y rendre en matinée.

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En début d’après-midi, pique-nique improvisé à Goeree et adieu au bas pays sous une pluie de cerfs-v’hollan(de).  

Photos nazes et souvenirs impérissables d’un minitrip à prix mini ? Je dis… oui !

Bon week-end et à lundi : – )

Intermède textile… # 9

Le printemps est en avance, très en avance même. Mais avant de faire péter la sandalette, Dauphine-la-frileuse a décidé de rendre un dernier hommage à ses gros pulls… parce qu’ils le valent bien. Un bilan textile, ça vous dit? What I wore this winter and how thrifting has taught me to favor quality over quantity and enjoy what I already have… even if it’s not “perfect”. Sorry for the lack of proper English translation, by the way. I’ll do better next time, I promise!  

HIVER 2014, DAUPHINE D’EXTÉRIEUR

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Alors, la Raisin déambulant un soir d’hiver sur le pavé liégeois, ça donne quoi ? Une silhouette confortable, flatteuse et passe-partout, la même depuis 2011:

Long manteau noir + pseudo-chapka s’il gèle et chapeau à larges bords s’il pleut + écharpe plus ou moins chaude et chatoyante + paire de bottes douloureusement déglinguées.

RAISIN D’INTÉRIEUR, HIVER 2014

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Acheter de seconde-main en général et vintage en particulier m’a rendue à la fois plus exigeante en termes de qualité et plus encline à me satisfaire d’un « assez bien ».

Ainsi, l’épais pull orange dessiné ci-dessus. Acheté 30 francs dans un charity shop zurichois, ce pull en cachemire 16 fils est vachement doux, follement chaud et accessoirement un peu… bah, plus Joconde qu’Ondine, quoi. C’est surtout qu’entre la couleur saumonée, les épaules tombantes et la coupe bouffante, on ne peut pas dire que cette maille m’aille mais elle me tient chaud et c’est tout ce que je lui demande. Le perfectionnisme, c’est bon pour le boulot et je suis à mille lieues d’être ma propre œuvre d’art ; – ) 

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Toujours dans la rubrique “le seconde-main a changé ma vie”, j’appelle les vêtements en laine : chauds, respirants et sans odeur. Niveau éthique, ce n’est pas le top – rapport au museling et autres joyeusetés – mais en l’absence d’alternatives viables, je me contente pour l’instant (et sans mauvais jeu de mot) de suivre le troupeau… Si vous avez des pistes autres qu’un jean gap avec 10% de fibre d’ortie, les commentaires vous sont ouverts : – )   

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Voilà, voilà. On se donne rendez-vous le 21 pour fêter, en images, la vraie arrivée du printemps ?

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Bateau de sable

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Nouvelle carte postale inspirée par… euh… bah, bah, bah… ben…euh… l’arrivée du printemps dans la morne forêt du Sart-Tilman ? Mes prouesses culinaires? Tel un yaourt, le mystère reste entier. New postcard possibly inspired by the surprisingly early arrival of spring in the neighboring forest. Or more prosaically… by food? Who knows ; – )

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Ô Méduse, méduse-moi!

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L’ancien officier de marine prie Son Altesse Sérénissime de vouloir bien accepter sa démission d’attaché au Muséum et de membre des expéditions océanographiques, pour ce motif qu’ayant lui-même été pêché, mis dans une espèce d’aquarium et descendu au bout d’une ficelle, en manière d’amorce ou d’appât, il éprouve alors une indomptable répugnance à faire subir aux autres le sort qu’il a subi chez les sarvants.

Le Péril Bleu, Maurice RENARD

Vous l’aurez compris : fan de fantastique, oui, de zoos, volières et autres aquariums, pas trop. C’est pourtant en visitant celui de Monterey, en Californie, que je me suis (re)découvert une passion pour les méduses, leur translucidité et leurs hypnotisants déplacements.

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Là où méduses et fantastique se rejoignent, c’est lorsque celles-ci prolifèrent, naufragent les bateaux et bloquent un réacteur nucléaire. Pollution, pullulation… Mon imaginaire fait des heures sup’ ! Fantastiques aussi les méduses de mon enfance dont les cadavres mouchetaient, l’été, les tristes plages. En les regardant, j’avais le cœur battant, la chair frissonnante et l’impression de toucher du doigt une vérité ancienne et longtemps oubliée. 

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Il y a un an, j’ai, pour toutes ces raisons, acheté une étole médusée. Sauf qu’avec le recul, j’ai parfois l’impression d’avoir vaguement bradé un imaginaire qui, lui, n’avait pas de prix. Un bout de moi contre un bout de soie ?