Nuage qu’Iris…

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« There being funerals coming every day, when the people saw me lying on the grave with my spade beside me, they thought I had gone quite deranged, and, pitying me, they, half by force, took me away; but no one offered me an asylum in his house, for they called me the man that was dead and risen again, and shunned me as being scarcely of this earth. »

Some Terrible Letters from Scotland, James HOGG

Nuage qui pleure… ou pas. Je vous écris de Cerdagne, loin d’mon matos et très en r’tard niveau boulot, la faute au boire, au manger, au lire et au dormir !

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Iris, donc, comme la divine messagère aux pieds ailés semant derrière elle des rubans d’arcs-en-ciel.

Iris aussi comme les pupilles crevées des gris zombies d’In the Flesh, une lumineuse série britannique causant amour, peur de l’autre et… maquillage puisqu’avoir la peau grise quand pour montrer patte blanche, il s’agit d’être beige, c’est être condamné à ensevelir ses chairs sous une épaisse couche de fond de teint.

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Peau nue, ces zombies ne sont point moches mais dégoutent pourtant comme dégoute parfois la femme sans fard.

— Anecdote —

Vendredi 12 décembre à midi, soit H-8 avant qu’on MP’Arles d’In the Flesh et J-2 avant que j’la dévore, une amie me raconte comment une actrice célèbre, célébrée et notoirement botoxée écourta un jour une entrevue parce que son interlocutrice avait les pores imparfaitement poudrés et que cet impudique épiderme l’angoissait.

Je me demande comment elle en est arrivée là et ce qu’elle penserait d’Amy Dyer. Je me demande aussi si je n’ai pas envie de plancher sur une resucée en BD de L’Île du Docteur Moreau avec Little Miss Hollywood dans le rôle de Prendick et Paris dans celui de Lille. Ça s’appellerait L’insoutenable nudité de l’être, haha… ha… argh.

— Fin de l’anecdote —

Pour conclure cette approximative chronique, j’écrirais qu’In the flesh est un drame fantastique fichtrement d’actualité, bien moins gore qu’un JT et si réussi que vous le conseiller est ma façon de vous souhaiter une riche et belle année !

À bientôt : – )

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L’Appartement de mes rêves

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Voici deux bûcherons, des bûches rondes et dix bouleaux m’ayant donné bien du boulot… Et de boulot il est doublement question puisque ce week-end, je participe à la neuvième édition de L’Appartement –une super galerie d’art nomade– aux côtés d’artistes fort talentueux. Grande est ma joie, domptée sera ma timidité et les bienvenus vous serez au 26 rue des bonnes villes à Liège (Outremeuse) les vendredi 12 (17H00-22H00), samedi 13 (13H00-19H00) et dimanche 14 (14H30-19H30) décembre 2014.

Plus d’infos ici.

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Merci à Pupa pour cette belle initiative, à Pauline, Ludwig, Marie, Jérémy et Magali pour leur générosité et à Paulo pour m’avoir filé l’info. Et merci à vous aussi, pour votre bienveillance et les commentaires laissés sous l’article précédent.

J’y réponds bientôt mais avant, il me faut un peu, beaucoup… bûcher ; – )

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Cûtes peûres di Lîdge

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Le mois dernier, j’ai acheté d’occase une robe couleur de poires cuites, spécialité liégeoise et délice automnal aux saveurs d’une enfance que je ne regrette pourtant pas. J’ai dessiné la robe mais la robe n’est rien sans les feuilles de l’automne et feue la foire d’octobre, sans ma ville vue d’en haut et la nocturne des coteaux. J’aurais voulu vous dessiner tout ça, causer conso et fantastique, aussi. J’aurais voulu mais je ne l’ai pas fait.

Changement de rythme

Mon blog a bientôt deux ans et je suis sans cesse tiraillée entre l’envie de l’embellir et la nécessité de le négliger. Il me fallait trancher, j’ai préféré couper la poire en deux et décidé de publier moins pour publier mieux et commenter, enfin, les blogs que je suis. Cela se traduira, dès janvier, par un article unique publié ici le premier jour de chaque mois (et l’ouverture d’un microblog où nicheront bribes et brouillons) (peut-être).

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L’idée vous plaît-elle autant qu’à moi ? Et, sans indiscrétion, comment vivez-vous votre propre blog?

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Fantoches, mes fantômes ?

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Novembre, mois des morts et des fantômes. Cette année encore, j’ai fait l’impasse sur la tournée des tombes et mes aînés, rancuniers, hantent mes pensées.

J’avais 6 ans et Mémère me racontait comment, dans son jeune temps, elle se cachait sous un drap blanc pour affoler son frère Pierre, co-pensionnaire du même sordide orphelinat. Elle est depuis morte dans un home au confort faux et en y repensant, je me dis que les bonnes maisons de repos sont un peu les fantômes de notre temps: certains y croient et d’autres non. Bertha used to be a bed sheet ghost and an amazing great-grandmother. She’s been dead 12 years and still haunts my memory.

Comme la vie passe, hein !

La forêt pétrifiée d’Arizona

Akisa

J’rentrais tranquille, j’rentrais peinarde d’une journée de formation sabotée par un mal au cap, lorsque soudain me prit l’envie d’aller m’échouer sur le lit… mais j’me suis dit…

LAISSE pas BÉTON ton blog, hé, Raisin !

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Dear readers, may I introduce you to Lady Arizona, her cuddly dragon and the magnificent trees of the Petrified Forest National Park. This place, well, it ought to be sung, to cite the stouthearted Sam, but I’m no poet and will wisely let the pictures do the talking. Can you hear their whispers? Bon, bon, bon. Vous avez aimé les faux joyaux de Francine et le verre en vrac d’Henrik ? Laissez-moi vous présenter Dame Arizona, son dragon câlin et sa forêt plantée d’arbres pétrifiés:

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Mais une forêt pétrifiée peut en cacher une autre. C’est ainsi qu’en recherchant le nom exact du parc protégeant ces joyaux arbres, j’ai découvert l’existence d’une Petrified Forest avec Bette Davis et Humphrey Bogart dans les rôles principaux. Ceci dit, une forêt disponible uniquement en VHS à la médiathèque de mon quartier existe-t-elle vraiment ? Et si vous l’avez vue, dois-je la voir aussi ou puis-je sereinement laisser béton ? By the way, have you ever watched The Petrified Forest movie starring Bette Davis and Humphrey Bogart? If so, is it as great as it sounds? And on another note, doesn’t the petrified bark below look like raw fish flesh?

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Enfin, l’écorce ci-dessus vous évoque-t-elle à vous aussi de la chair à sushi ?

À vendredi, samedi ou manchedi,

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