Oyez, Oh yeah!

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Une boutique éphémère s’est ouverte à Liège et j’en suis. Oh, trois fois rien, trois fois trois fois moins qu’escompté même, mais enfin, j’en suis et pour ça, je remercie Pupa !

En pratique : Où ? Rue de Fragnée 71, 4000 Liège, Belgique. Quand ? Les 4, 8-11et 14-18 avril de 11H00 à 18H30. Qui ? Ledom, JOKe Graphik, Elodie Ummels, Cercle Sombre, Amalya Nguyen, Atelier 16, Las Palomas, Geoffrey Laschet, Pupa, Stella Nuozzi, GLOBO Estilo Latino, PAN dsgn, O’drey, Béatrice Deprez, Dauphine Raisin, Les Pieds de Biche, Nicolas Ghilissen, GOBO, WHOUPS, ColOrs Of ReUsing, Belge une fois.

Voilà.

Beaux jours et bien l’bonjour : – )

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Phosphorus

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“On that evening I distinctly saw a luminous ribbon issuing from dear Miss Arundell’s mouth! Then her head became enveloped in a luminous mist”

Agatha CHRISTIE, Hercule Poirot – Dumb Witness

J’ai, en cette fin d’hiver, faim de vert. Ça a commencé avec des soupes à boire au petit-déjeuner, puis avec une chemise prêt(e)-à-porter d’un vert Reviens-moi et d’autres soieries vertes qui courraient dans l’herbe m’ont souri et, dans mon armoire, ont atterri.

Ça s’est poursuivi avec ma découverte, sur thesartorialist.com, de cette photographie de feue Manuela PAVESI (que vous voyez ci-bas) qui m’plut tant et si bien, qui plut tant à ma main, qu’nous nous fendîmes d’l’image/hommage de joyau repas (que vous voyez ci-haut).

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Vers quoi cela me mènera-t-il, sinon un désastre… vestimentaire (mon cher Watson) ? En attendant de trouver réponse à cette question, en souhaitant que les feuilles, toujours, reviennent aux branches, je vous dis à bientôt, mes beaux, et m’en retourne espérer comme je respire.

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Le cas Paracas

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« Là-bas, tout contre le mur de toile, là où les agrès filaient en oblique vers le cintre, et où, faute de banquettes, le public n’avait pas accès, un objet hallucinant était posé sur une traverse : une marmite aux anses évasées…

Mais ce qui était effroyable, c’est que le chaudron vivait d’une vie diabolique, grimaçant hideusement, tandis qu’un long bras grêle, qui semblait lui être poussé, gesticulait comme une tentacule de pieuvre. »

Jean RAY, Harry Dickson – On a tué Mr. Parkinson

Voici qu’une fois cette image terminée, je m’offre le temps de faire le ménage et de feuilleter, en voulant le ranger, un livre prêté par une amie… Un livre pour m’inspirer (qu’elle disait), un livre feuilleté puis reposé sur une pille vacillante de lectures en attente.

Bref, cette image : j’étais partie sur une dominante parme et kaki mais rien n’Alphonse Allais. Ô rage, ô touches et retouches et oh… v’là-t’y pas qu’soudain, mes banquières s’retrouvent parées des couleurs (presque) de Paracas !

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Mais ça, je ne l’ai compris qu’en retrouvant ce livre. Ainsi va l’inspiration : on la prend, on la digère puis on la recrache sans mal y penser. Les photos sont tirées du catalogue Paracas, trésors inédits du Pérou ancien, une coédition Musée du quai Branly/Flammarion.

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Exemple bis (et tardif) : Hier soir (le 17/03, soit bien après avoir commis cet article), en pleine période Jean RAY’ve encore, ma pile d’Harry Dickson trop tôt épilée, j’opte pour une relecture de Malpertuis. Voici ce que j’y lis :

« À plusieurs reprises, j’ai vu une jeune fille de grande beauté, assise immobile auprès de ce tombeau.

J’ai voulu lui adresser la parole, mais chaque fois que je me dirigeais vers elle, je la vis disparaître comme une fumée. J’ai pourtant pu voir qu’elle portait un bandeau noir sur les yeux et que sa chevelure, rouge comme du cuivre brûlant, était bien étrange. »

Ça m’en a bouché un coin, comme dirait l’autre. Il vous faut savoir qu’Euryale la belle a les yeux (révol)verts.

À tout tôt ; – )

Raisin Valentin

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Barbiches ou bar-cerfs, amis, amants ou frères ?

Qu’importe, ils sont au poil de carotte.

Pourpre, la carotte!

Ce matin, v’là-t’y pas que j’me mouchotte et qu’ma boulette prend des allures d’léporidé ? Nous parlions de carottes, le p’tit poilu n’était point loin… Spéciale dédicace, ainsi, à Peric et Malocoxis, cuniculophiles de mes amis.

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Et après, m’écrirez-vous ? Après, je vous offre ces bouquets verts d’yeux croisés au détour d’une image en cours. Et des bises… des bises d’Raisin Valentin : – )

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La belle affaire…

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“The sport, which had hitherto known no rival but croquet, was beginning to be discarded in favour of lawn-tennis; but the latter game was still considered too rough and inelegant for social occasions, and as an opportunity to show off pretty dresses and graceful attitudes the bow and arrow held their own.”

Edith WHARTON, The Age of Innocence

Après avoir longtemps freiné des quatre fers, je croiserai bientôt le blanc métal avec d’autres archers locaux… ou pas puisque pour être de la compète, il me faudra montrer pattes, bras et torse blancs ce qui est loin d’être gagné sachant que dans mon armoire, il n’y a de blanc que les culottes et que je n’ai point encore ce culot-là. Là où les choses se Sardaigne, c’est qu’en dehors desdites culottes, j’achète exclusivement d’occase, parfois d’artisanat, et qu’au pays de la chine, trouver une telle tenue me prendrait un temps que je n’ai pas. Du coup, je m’interroge : se draper dans son drap de lit, est-ce un délice ou un délit ?

Archère du dimanche

Et puisqu’on parle d’l’allure d’l’archer ou d’l’archère, j’ai vécu ce dimanche une édifiante expérience lorsque, filmée par un mentor guettant mes failles puis forcée de mater ce mini-moi animé, je me suis surprise à n’être pas d’abord à l’affut de mes défauts de beau. Juger ce corps mouvant à l’aune de critères inédits, être soudain face au fait de mon image et pouvoir, sans jugement, m’y reconnaître… C’était bien !

Métal gagnant

Enfin, saviez-vous que le lurex était (et est encore) un fort bon leurre pour la pêche à la Dauphine ?

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Ci-dessus à gauche, une robe en soie et lurex fripée avant janvier. Ci-dessus à droite, le bout d’une robe de la mère de la mère de ma mère, transformé par elle en chiffon et par moi conservé toutes ces années.

Bonne journée d’février : – )