Mère. Poule. Art.

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Enfin du n’œuf sur le blog.

Ces temps derniers, j’ai pourtant bien bossé et si cette image fut longue à pondre, c’est que l’un de mes outils m’a lâchée en cours d’elle. Piqure de rappel reçue à point nommé, l’rappel de ne jamais, au grand jamais placer tous ses œufs peints dans le même panier. L’tout sans s’éparpiller, c’n’est point gagné mais le défi est relevé.

Mère poule, mère pour l’art, mère poule art. L’image est simple et ses teintes pastel charmantes mais sa légèreté, elle, n’est qu’apparente. Désirer un poussin et sacrifier ses œufs pour l’signifier, l’idée m’a d’abord séduite par son absurdité.

Mais absurde, l’est-ce à mille pourcents?

Il arrive si souvent que dans la vie, l’on se sabote sans oser s’l’avouer. Fausses bonnes idées, barreaux imaginaires, franchement, y’a d’quoi faire. Il arrive aussi la pensée magique, l’espoir du fantastique, Pygmalion et sa statue, le Pinocchio de Geppetto et de Théophile l’Omphale qui se refusait à faire tapisserie et qui tant de nuits, prit vie. Il arrive enfin qu’l’on ait envie d’vider son sac et que l’oreille compatissante ait grand besoin qu’on lui fasse un dessin.

Absurde, oui, certainement, mais du fond du puits je vous demande ceci : s’fait-on jamais d’Hamlet sans casser deux… ou même m’aime trois œufs ? Mère Poulard, eh !

L’image est simple mais brouillée de symboles, de détails et de clés : avez-vous bien noté les papillons dans l’ventre et les larmes à l’envers, le phare et les cafards grimés en scarabées pour conjurer la chance ? Et le masque, ce masque qui peut tout renverser, l’avez-vous remarqué ? Est-ce un masque de fécondité là pour appeler ou le masque d’mère poule que j’ai vu m’élever, étonnant masque social, splendidement porté ?

Afficher ou masquer, à quoi joue ce masque, en vérité ?

Je vous laisse trancher ; – )

Oh, un NA!

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… un na n’Art, un na n’Arbre ! Cet article et ces dessins pour dignement célébrer la naissance de l’ASBL NA! (pro)créée, créée pro par trois nanas, dont une amie à moi. N pour Nature, A pour Art, et les deux liés pour promouvoir une société plus écologique, créative, humaine et solidaire.

Dans d’telles conditions, comment dire non à NA!, hein, une fois ? Pour ma p’Art, j’ai oui dit : crayons-baguettes, crayons-arbres, vin-encre et œuf-palette sont mes présents d’naissance. J’espère qu’ils play ronds.

Pour découvrir les projets d’NA!, rdv…

… pas à L.A….

…mais…

: – )

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Sang toi

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All day, she lies in her coffin in her négligé of blood-stained lace. When the sun drops behind the mountains, she yawns and stirs and puts on the only dress she has, her mother’s wedding dress, to sit and read her cards until she grows hungry.

Angela CARTER, The lady of the house of love

Battant ces mois l’pavé liégeois, il me fut donné d’admirer plusieurs fois la juxtaposition lumineuse, merveilleuse, d’un vêtement rose et d’une peau noire. L’rouge plus brun, je connaissais, m’y adonnant depuis qu’ado, j’avais vu la Kriss des Archers en porter. Mais brun et rose, c’était tout autre chose.

Brun, rouge et rose… L’envie de former un ménage à trois me titillait et v’là-t’y pas que l’portrait d’mes menstrues s’y prêtait ? Il fut brossé avec en ligne de mire Correspondance(s)#2, une expo collective made by l’Hangar. Tir loupé mais la décoche était au poil, c’est l’arbitre qui l’a dit ; – )

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Voici, pour les intéressés, comment m’est née l’idée de Rambelle menstruelle. Hématophobes s’abstenir.

« Correspondance(s) » m’a d’abord évoqué le parfait emboitement de deux intimités et le désir qui chez moi est rarement plus puissant qu’en veille de période salissante. Désir puis sang puis… douleur, tuante et tout tuant. Guerre menstruelle, baston en l’con.

 M’est alors revenue en mémoire cette scène de Game of Thrones où Jon l’ignorant se voit rappeler que les filles voient plus de sang que les garçons :

Ygritte: “What’s ‘fainting’?

Jon Snow: “When a girl sees blood and collapses.

Ygritte: “Why would a girl see blood and collapse?

Jon Snow: “Well…not all girls are like you.

Ygritte: “Well, girls see more blood than boys.

 Elle parle règles quand il pense guerre et moi, je ne pense plus guère : je vois Rambo, son affiche, ses parodies et sans crier gare, l’analogie formelle entre la balle et le tampon. Des trous, du sang. La balle est cause, le tampon conséquence. Correspondance.

Correspondance aussi les morpions dessinés désignant par antanaclase la possible présence révélée par l’absence. Perte ou non perte de sang… ou perte tout simplement. Faire avec ou faire sans, à défaut de faire sens.

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Et toujours s’efforcer de voir la vie en j’ose (NDLA).

RIP

 

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J’observe les grenouilles s’en donner à corps joie. Elles sont deux, puis trois, puis d’œufs. Ceux-ci furent dessinés pour décrocher un job qui finalement m’a échappé.

Correspondance

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Le masque tire son étymologie du bas-latin masca, désignant le cadavre enveloppé dans un filet destiné à empêcher le retour du mort, pour souligner son aptitude à enrayer le processus de la défiguration par décomposition, à éviter l’altération des traits et à maintenir la ressemblance, tout en promouvant une image encore acceptable du cadavre, qui puisse s’apparenter à la représentation d’un être endormi.

Bertrand TILLIER, La belle noyée – Enquête sur le masque de l’inconnue de la Seine

Hier jour. Sortie quérir carottes et oignons pour nourrir m’poyon, voilà-t-y pas qu’je Divintage et que j’y entre… avant d’en ressortir avec au bras un cadeau, un chapeau: une coque en velours forgée dans le Paris des années ’30.

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Je ne l’ai pas dénichée, elle me fut mise en main. Ce détail est d’importance car une fois ses légumes défournés et mon thé descendu, j’ai posé le présent à côté de l’écran affichant mon en-cours du moment et ce faisant, il m’apparut que l’un était comme l’impression 3D d’un bout de l’autre.

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Saisissant, nan?

Et quitte à causer d’sang, c’que j’kiffe itou en ce couvre-cheffe, c’est qu’il évoque en sa structure un crâne d’Alien et/ou un ciboulot grave gros. Vous avouerez qu’un masque de cerveau, c’est toujours mieux qu’un rhume et qu’pour conter fleurette à un zombie ami, on n’a rien trouvé d’mieux.

En conclusion, merci pour le cadeau et l’échange sur l’cas d’l’eau ; – )