Aveiro, Douro, Minho… #2: Parure en cheveux du Museu Nacional de Soares dos Reis

Ma fascination pour les bijoux en cheveux ne dORt jamais que d’un œil et fait au réveil flèche de tout bois… ce verre de vin vert !

C’est un ORdre.

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Liège, la veille de mon aventure lusitanienne. Fignolant une illu, je prête une OReille distraite au Sense and Sensibility de Jane AUSTEN (ou comment les livres audio ont changé ma vie) quand soudain, j’entends Marianne parler d’une bague, de cheveux, enfin, d’une bague en cheveux :

She was sitting by Edward, and in taking his tea from Mrs. Dashwood, his hand passed so directly before her, as to make a ring, with a plait of hair in the centre, very conspicuous on one of his fingers.

“I never saw you wear a ring before, Edward,” she cried. “Is that Fanny’s hair? I remember her promising to give you some. But I should have thought her hair had been darker.”

Marianne spoke inconsiderately what she really felt—but when she saw how much she had pained Edward, her own vexation at her want of thought could not be surpassed by his. He coloured very deeply, and giving a momentary glance at Elinor, replied, “Yes; it is my sister’s hair. The setting always casts a different shade on it, you know.”

Elinor had met his eye, and looked conscious likewise. That the hair was her own, she instantaneously felt as well satisfied as Marianne; the only difference in their conclusions was, that what Marianne considered as a free gift from her sister, Elinor was conscious must have been procured by some theft or contrivance unknown to herself. She was not in a humour, however, to regard it as an affront, and affecting to take no notice of what passed, by instantly talking of something else, she internally resolved henceforward to catch every opportunity of eyeing the hair and of satisfying herself, beyond all doubt, that it was exactly the shade of her own.

Grosso modo, le timide Edward porte au doigt un bijou en cheveux, ceux de sa sœur, dit-il. Marianne et ElinOR font mine de le croire mais croient surtout reconnaitre une mèche des cheveux d’ElinOR et s’en réjouissent.

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Plus tard, Lucy confie à ElinOR être secrètement fiancée à Edward et lui apprend que les cheveux sertis sont les siens :

I gave him a lock of my hair set in a ring when he was at Longstaple last, and that was some comfort to him, he said, but not equal to a picture. Perhaps you might notice the ring when you saw him?”

“I did,” said Elinor, with a composure of voice, under which was concealed an emotion and distress beyond any thing she had ever felt before.

“Life isn’t f’hair”, songe alORs héhé ElinOR.

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PorTO, une chaude journée de printemps. Papillonnant de vitrines en tableaux, je tombe nez-à-nez, fascinée, avec les bracelets en cheveux ici photographiés. Ils sont faits de citrine, de cheveux et d’OR, sont exposés au Museu Nacional de Soares dos Reis et je puis d’ORes et déjà l’écrire :

Je les adORe ; – )

Aveiro, Douro, Minho… #1

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‘He did nothing –and contrary to the most accredited copybook logic, he managed to divert himself with more than average content.’

F. SCOTT FITZGERALD, The Beautiful and Damned

Je vous parlais de mon envie de vert et de printemps, ignorant qu’elle me mènerait au pays du délicieux vin dit vert. Mais, en bonne opportuniste du voyage, je n’ai pu résister à l’offre impromptue d’aller me faire boire chez les Portugais et gaies.

AVEIRO

En guise d’apéro, quatre jours passés à voir Aveiro et me cacher des durs dards de son soleil, errant de banc en banc, me nourrissant de poissons en conserve et de citrons pressés. La ville, point grande, est charmante et pour peu que l’on délaisse l’épicentre du tremblement de terriens-touristes, on y flâne au calme, petite âme pâmée, éprise d’azulejos, enivrée d’Art Nouveau.

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La ville est charmante et pourtant ma préférence alla à trois lieux qui me donnèrent alors l’impression d’en être loin : le Cemetério Norte de Aveiro, émouvante fleur pétrifiée éclose dans le béton de la modernité ; le Museu de Aveiro où gît la sainte princesse Joanna, très belle fille de roi qui refusa jadis trois mariages et trois couronnes pour l’amour de son dieu ; et le Ria de Aveiro en sa version hors-chemin, terre de sel, d’algues et d’eau, royaume de flamants moins rosés que blancs. Le tout à découvrir en gobant des Ovos Moles  (œufs mous), pour leur goût, un peu, pour honorer, beaucoup, la géniale idée d’avoir ainsi baptisé des confiseries à la semblance d’œufs… durs !

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LA VALLÉE DU DOURO

La vallée du Douro vue d’en-haut, y’a pas à dire, c’est vert beau. Mais à hauteur de vignes, la végétation Autre prend un sacré coup de jaune et l’envie d’un verre de Porto, un sacré coup de vieux. La faute à une flopée de solutions en « –ide » ?

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Heureusement, hors vignobles industriels, la vie reprend ses droits et la ripaille son goût. Coups d’cœur en vrac : l’incroyable O Meu Gatinho, à Cinfães, un resto à s’en pourlécher les babines ; à Cinfães toujours, la maison d’hôtes Cerrado dos Outerinhos pour le confort des lits, l’accueil du patron et le Pão de Ló de la patronne ; la Rota do Românico, route de l’Art roman, avec par exemple les ruines de Monte Castro Mozinho sur la commune de Penafiel ; le pont et les pâtisseries conventuelles d’Amarante, par exemple à la Confeitaria da Ponte.

À vite pour la suite…

Oyez, Oh yeah!

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Une boutique éphémère s’est ouverte à Liège et j’en suis. Oh, trois fois rien, trois fois trois fois moins qu’escompté même, mais enfin, j’en suis et pour ça, je remercie Pupa !

En pratique : Où ? Rue de Fragnée 71, 4000 Liège, Belgique. Quand ? Les 4, 8-11et 14-18 avril de 11H00 à 18H30. Qui ? Ledom, JOKe Graphik, Elodie Ummels, Cercle Sombre, Amalya Nguyen, Atelier 16, Las Palomas, Geoffrey Laschet, Pupa, Stella Nuozzi, GLOBO Estilo Latino, PAN dsgn, O’drey, Béatrice Deprez, Dauphine Raisin, Les Pieds de Biche, Nicolas Ghilissen, GOBO, WHOUPS, ColOrs Of ReUsing, Belge une fois.

Voilà.

Beaux jours et bien l’bonjour : – )

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Phosphorus

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“On that evening I distinctly saw a luminous ribbon issuing from dear Miss Arundell’s mouth! Then her head became enveloped in a luminous mist”

Agatha CHRISTIE, Hercule Poirot – Dumb Witness

J’ai, en cette fin d’hiver, faim de vert. Ça a commencé avec des soupes à boire au petit-déjeuner, puis avec une chemise prêt(e)-à-porter d’un vert Reviens-moi et d’autres soieries vertes qui courraient dans l’herbe m’ont souri et, dans mon armoire, ont atterri.

Ça s’est poursuivi avec ma découverte, sur thesartorialist.com, de cette photographie de feue Manuela PAVESI (que vous voyez ci-bas) qui m’plut tant et si bien, qui plut tant à ma main, qu’nous nous fendîmes d’l’image/hommage de joyau repas (que vous voyez ci-haut).

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Vers quoi cela me mènera-t-il, sinon un désastre… vestimentaire (mon cher Watson) ? En attendant de trouver réponse à cette question, en souhaitant que les feuilles, toujours, reviennent aux branches, je vous dis à bientôt, mes beaux, et m’en retourne espérer comme je respire.

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Le cas Paracas

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« Là-bas, tout contre le mur de toile, là où les agrès filaient en oblique vers le cintre, et où, faute de banquettes, le public n’avait pas accès, un objet hallucinant était posé sur une traverse : une marmite aux anses évasées…

Mais ce qui était effroyable, c’est que le chaudron vivait d’une vie diabolique, grimaçant hideusement, tandis qu’un long bras grêle, qui semblait lui être poussé, gesticulait comme une tentacule de pieuvre. »

Jean RAY, Harry Dickson – On a tué Mr. Parkinson

Voici qu’une fois cette image terminée, je m’offre le temps de faire le ménage et de feuilleter, en voulant le ranger, un livre prêté par une amie… Un livre pour m’inspirer (qu’elle disait), un livre feuilleté puis reposé sur une pille vacillante de lectures en attente.

Bref, cette image : j’étais partie sur une dominante parme et kaki mais rien n’Alphonse Allais. Ô rage, ô touches et retouches et oh… v’là-t’y pas qu’soudain, mes banquières s’retrouvent parées des couleurs (presque) de Paracas !

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Mais ça, je ne l’ai compris qu’en retrouvant ce livre. Ainsi va l’inspiration : on la prend, on la digère puis on la recrache sans mal y penser. Les photos sont tirées du catalogue Paracas, trésors inédits du Pérou ancien, une coédition Musée du quai Branly/Flammarion.

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Exemple bis (et tardif) : Hier soir (le 17/03, soit bien après avoir commis cet article), en pleine période Jean RAY’ve encore, ma pile d’Harry Dickson trop tôt épilée, j’opte pour une relecture de Malpertuis. Voici ce que j’y lis :

« À plusieurs reprises, j’ai vu une jeune fille de grande beauté, assise immobile auprès de ce tombeau.

J’ai voulu lui adresser la parole, mais chaque fois que je me dirigeais vers elle, je la vis disparaître comme une fumée. J’ai pourtant pu voir qu’elle portait un bandeau noir sur les yeux et que sa chevelure, rouge comme du cuivre brûlant, était bien étrange. »

Ça m’en a bouché un coin, comme dirait l’autre. Il vous faut savoir qu’Euryale la belle a les yeux (révol)verts.

À tout tôt ; – )