Fantoches, mes fantômes ?

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Novembre, mois des morts et des fantômes. Cette année encore, j’ai fait l’impasse sur la tournée des tombes et mes aînés, rancuniers, hantent mes pensées.

J’avais 6 ans et Mémère me racontait comment, dans son jeune temps, elle se cachait sous un drap blanc pour affoler son frère Pierre, co-pensionnaire du même sordide orphelinat. Elle est depuis morte dans un home au confort faux et en y repensant, je me dis que les bonnes maisons de repos sont un peu les fantômes de notre temps: certains y croient et d’autres non. Bertha used to be a bed sheet ghost and an amazing great-grandmother. She’s been dead 12 years and still haunts my memory.

Comme la vie passe, hein !

La forêt pétrifiée d’Arizona

Akisa

J’rentrais tranquille, j’rentrais peinarde d’une journée de formation sabotée par un mal au cap, lorsque soudain me prit l’envie d’aller m’échouer sur le lit… mais j’me suis dit…

LAISSE pas BÉTON ton blog, hé, Raisin !

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Dear readers, may I introduce you to Lady Arizona, her cuddly dragon and the magnificent trees of the Petrified Forest National Park. This place, well, it ought to be sung, to cite the stouthearted Sam, but I’m no poet and will wisely let the pictures do the talking. Can you hear their whispers? Bon, bon, bon. Vous avez aimé les faux joyaux de Francine et le verre en vrac d’Henrik ? Laissez-moi vous présenter Dame Arizona, son dragon câlin et sa forêt plantée d’arbres pétrifiés:

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Mais une forêt pétrifiée peut en cacher une autre. C’est ainsi qu’en recherchant le nom exact du parc protégeant ces joyaux arbres, j’ai découvert l’existence d’une Petrified Forest avec Bette Davis et Humphrey Bogart dans les rôles principaux. Ceci dit, une forêt disponible uniquement en VHS à la médiathèque de mon quartier existe-t-elle vraiment ? Et si vous l’avez vue, dois-je la voir aussi ou puis-je sereinement laisser béton ? By the way, have you ever watched The Petrified Forest movie starring Bette Davis and Humphrey Bogart? If so, is it as great as it sounds? And on another note, doesn’t the petrified bark below look like raw fish flesh?

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Enfin, l’écorce ci-dessus vous évoque-t-elle à vous aussi de la chair à sushi ?

À vendredi, samedi ou manchedi,

D

La sirène et ma p’tite laine

couverture-tlemcen-dauphine-raisin-b(Ou le grand retour de mon alter ego stylé jusqu’à la pointe des nageoires !)

Comment, en effet, résister aux sirènes de l’automne si ce n’est en s’habillant comme l’une d’elles, la rousse Ariel ? J’ai troqué la voilure et la corde pour une couverture tlemcenienne et une ceinture kabyle, présents chéris de la Wonder Hania, la chevelure de feu pour une touffe informe, le corps svelte pour les courbes d’un cache à l’eau mais… il suffit d’y croire, pas vrai ? Isn’t my “working from my badly insulated home and stuck behind a desk all day” garb somehow reminiscent of Ariel’s old sail and rope dress? Both the Tlemcenian blanket and Kabyle belt are gifts from a dear friend and real life Wonder Woman : – )  

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Et puisqu’on parle chiffons… Les illustrations de mode à la mode ne ressemblent-elles pas parfois un peu trop à des dessins de vêtements, fards et accessoires, texturés et en couleurs, portés par une femme prétexte et porte-manteau, esquissée au trait ? Je préfère quand le vêtement est le prétexte et prétexte, comme chez Georges Barbier, à la création d’une image belle à part entière, où l’œil peut vagabonder et où l’imaginaire n’est pas réduit à convoiter ce qui lui est montré.

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Mais les belles images prennent du temps et le temps, il paraitrait que c’est de l’argent. La suite cet automne, ici même et… en images !

( – : Prenez soin de vous : – ) ( – : Thank you for visiting my blog : – )

Pierrot, danseuse et croissant… de lune ?

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Stupeur et trébuchements

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Hier matin, j’ai connement pleuré, de rage et d’impuissance, dans un copy shop miteux. Oh, bien peu de choses en vérité : un endroit auquel j’étais fidèle depuis des années, le remplacement d’un employé méticuleux et courtois par un incompétent heureux, des impressions A2 ratées.

Notez que l’heureux incompétent était peut-être daltonien, parce que le problème, il ne le voyait pas.

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L’un dans l’autre, j’ai perdu 23 euros et deux jours de travail (dépôt des fichiers, aller-retour inutile pour cause de panne dont on ne m’a pas prévenue, échanges téléphoniques, retrait des impressions foirées, tentative d’explication (une imprimante se calibre, boudiou !), échange de courriels en anglais avec ma cliente, prospection expresse d’un autre endroit pour honorer la commande dans les temps) et ébranlé la confiance d’une cliente. Sans compter qu’avec tout ce temps perdu, et sachant que je suis en formation demain et jeudi, mon composite ne sera pas prêt pour le salon des outils pédagogiques, vendredi. Le tout pour une commande facturée 80 euros, sinon ce n’est pas drôle, hé!

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Chaque projet abouti traîne dans son sillage un lot de tracasseries invisibles, de rendez-vous manqués et de plans avortés. My good old printing center clearly isn’t as dependable as it used to be. Time to move on, I guess…

Ainsi va la vie !