(Mode Alain Delon on)
Pour le cinquième volet de notre série à succès, j’ai choisi de vous emmener du côté de la côte, où la dodue Dauphine apercevra des dauphins et rencontrera un placide lamantin:

Ceci n’est PAS un phoque…
Elle y chopera également la turista – ou « envie de trucider ces (FW#$!}%°)² de vacanciers jetant des cailloux sur la faune » – mais prenant exemple sur ses nouveaux amis, elle gardera son sang froid et décochera plus d’œillades assassines que d’yeux au beurre noir. Ouf ! (Mode Alain Delon off) Bon, et sinon, ces plages ? En vérité je vous le dis, tout sauf impressionnée je fus. Mais comme vous, moi, Jaime Lannister et la femme du boulanger n’attendons pas forcément la même chose d’une plage, je vais m’efforcer d’être moins vague.
MIAMI BEACH
En sortant de la Shark Valley, j’ai fait cap sur Miami et ses eaux cristallines, espérant sans doute y terrasser ma misanthropie naissante à grand renfort de cocktails vitaminés. Mais une fois sur place, les embouteillages, le béton et la tempête approchante ont eu raison de moi et j’ai traversé la ville sans m’y arrêter, en mode « Pars vite et reviens hyper tard, voire jamais ». Parce que Miami, c’est aussi ça:

Vue des faubourgs depuis le Tamiami Trail, une autoroute scénique qui traverse les Everglades et relie Naples à… Miami!


Miami Bay

À gauche, des bars à l’ambiance plutôt R’n’B, où se mêlent clopes, crèmes glacées et micro-shorts. À droite, Miami Beach. Au loin, des voitures.
MERRITT ISLAND NATIONAL WILDLIFE REFUGEE (FLORIDA)
Visiter Merritt Island un samedi n’est PAS une bonne idée : trop de voitures, de bruit et de pollution et conséquemment, pas assez d’animaux. Le reste du temps, c’est probablement génial. Remarques en vrac : Attention, les agences de location de canoës se trouvent à Titusville, pas sur l’île/ Le visitor center est un bon endroit pour débuter la visite/ Spatules rosées, lamantins, passerins nonpareils et tatous = perfection/La bioluminescence, c’est en été que ça se passe/ Le Cape Canaveral se trouve à deux pas.


“Armadillo”, ça sonne tout de même mieux que “tatou”, non?
SAVANNAH (GEORGIA)
Pas eu le temps de m’arrêter dans la ville la plus hantée des Etats-Unis, ce que je regrette car à vue de nez, l’ambiance y était un chouia plus détendue qu’à Charleston, sa voisine du “nord”.

CHARLESTON (SOUTH CAROLINA)
Le vieux centre est très intéressant d’un point de vue architectural mais gagne plus-que-probablement à être visité en hors-saison, et ce n’est pas rien de le dire… Astuces : Profitez de votre séjour à Charleston pour visiter une ou plusieurs plantations, ainsi que la Beidler Forest.

Downtown Charleston et ses élégantes maisons de maître.

Drayton Hall est la plus ancienne plantation américaine conservée dans son état d’origine
LES ÎLES DE CAROLINE DU NORD
Shackleford : Un rendez-vous avec les chevaux sauvages de la petite île de Shackleford, au large de Beaufort, s’improvise difficilement. Le visitor center est désormais fermé le week-end, ce qu’on découvre en arrivant sur place, grâce à un petit mot collé sur la vitre. Traduction : pas d’infos, pas de toilettes ! Les agences de « ferries » ne manquent heureusement pas mais aucun bateau ne larguera les amarres avec moins de quatre visiteurs à son bord et, en dehors des vacances scolaires, il faudra vous montrer patients. Très patients.
Ocracoke: La ville est belle (touristique sans faire carton-pâte) et les plages sont rebelles mais l’unique camping de l’île étant fermé jusque mi-avril, il m’a fallu prématurément les quitter.

Cape Hatteras National Seashore: Ne vous fiez pas à Google Images ! Entre les 4X4, les pêcheurs du dimanche et les zones de nidification fermées au public, il n’est guère facile d’arpenter fièrement les plages, cheveux au vent et coquillages plein les poches. Mais qui veut peut et foi de Dauphine, les capsules d’œufs de bulot et de raie, les coraux fouets et les carapaces de limules ont trouvé à qui parler !



VIRGINIA BEACH (VIRGINIA)
Une plage située en bordure de la ville, fréquentée par les gens du coin. Ambiance sympatoche et détendue du paréo.
