Enemies of the Hare, beware!

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« So she sat on, with closed eyes, and half believed herself in Wonderland »

Lewis CARROLL, Alice’s Adventures in Wonderland

Ce matin, v’là-t’y pas que j’me mouchotte et qu’ma boulette prend des allures d’léporidé ? Nous parlions de carottes, le p’tit poilu n’était point loin… Spéciale dédicace à Peric et Malocoxis, cuniculophiles de mes amis !

Et après, m’écrirez-vous ?

Après, je vous offre ces bouquets verts d’yeux
Croisés au détour
D’une image en cours : – )

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(Vendredi, c’est raviolarticle riquiqui)

Bizavou,

D

Tu m’tiens par la barbe, bichette !

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Barbiches ou bar-cerfs, amis, amants ou frères ?

Qu’importe, ils sont au poil de carotte.

Pourpre, la carotte!

Bises d’Raisin (Valentin)

La belle affaire…

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«The sport, which had hitherto known no rival but croquet, was beginning to be discarded in favour of lawn-tennis; but the latter game was still considered too rough and inelegant for social occasions, and as an opportunity to show off pretty dresses and graceful attitudes the bow and arrow held their own. »

Edith WHARTON, The Age of Innocence

Après avoir longtemps freiné des quatre fers, je croiserai bientôt le blanc métal avec d’autres archers locaux… ou pas puisque pour être de la compète, il me faudra montrer pattes, bras et torse blancs ce qui est loin d’être gagné sachant que dans mon armoire, il n’y a de blanc que les culottes et que je n’ai point encore ce culot-là. Là où les choses se Sardaigne, c’est qu’en dehors desdites culottes, j’achète exclusivement d’occase, parfois d’artisanat, et qu’au pays de la chine, trouver une telle tenue me prendrait un temps que je n’ai pas. Du coup, je m’interroge : se draper dans son drap de lit, est-ce un délice ou un délit ?

Archère du dimanche

Et puisqu’on parle d’l’allure d’l’archer ou d’l’archère, j’ai vécu ce dimanche une édifiante expérience lorsque, filmée par un mentor guettant mes failles puis forcée de mater ce mini-moi animé, je me suis surprise à n’être pas d’abord à l’affut de mes défauts de beau. Juger ce corps mouvant à l’aune de critères inédits, être soudain face au fait de mon image et pouvoir, sans jugement, m’y reconnaître… C’était bien !

Métal gagnant

Enfin, saviez-vous que le lurex était (et est encore) un fort bon leurre pour la pêche à la Dauphine ?

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Ci-dessus à gauche, une robe en soie et lurex fripée avant janvier. Ci-dessus à droite, le bout d’une robe de la mère de la mère de ma mère, transformé par elle en chiffon et par moi conservé toutes ces années.

Bonne journée d’février : – )

Nuage qu’Iris…

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« There being funerals coming every day, when the people saw me lying on the grave with my spade beside me, they thought I had gone quite deranged, and, pitying me, they, half by force, took me away; but no one offered me an asylum in his house, for they called me the man that was dead and risen again, and shunned me as being scarcely of this earth. »

Some Terrible Letters from Scotland, James HOGG

Nuage qui pleure… ou pas. Je vous écris de Cerdagne, loin d’mon matos et très en r’tard niveau boulot, la faute au boire, au manger, au lire et au dormir !

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Iris, donc, comme la divine messagère aux pieds ailés semant derrière elle des rubans d’arcs-en-ciel.

Iris aussi comme les pupilles crevées des gris zombies d’In the Flesh, une lumineuse série britannique causant amour, peur de l’autre et… maquillage puisqu’avoir la peau grise quand pour montrer patte blanche, il s’agit d’être beige, c’est être condamné à ensevelir ses chairs sous une épaisse couche de fond de teint.

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Peau nue, ces zombies ne sont point moches mais dégoutent pourtant comme dégoute parfois la femme sans fard.

— Anecdote —

Vendredi 12 décembre à midi, soit H-8 avant qu’on MP’Arles d’In the Flesh et J-2 avant que j’la dévore, une amie me raconte comment une actrice célèbre, célébrée et notoirement botoxée écourta un jour une entrevue parce que son interlocutrice avait les pores imparfaitement poudrés et que cet impudique épiderme l’angoissait.

Je me demande comment elle en est arrivée là et ce qu’elle penserait d’Amy Dyer. Je me demande aussi si je n’ai pas envie de plancher sur une resucée en BD de L’Île du Docteur Moreau avec Little Miss Hollywood dans le rôle de Prendick et Paris dans celui de Lille. Ça s’appellerait L’insoutenable nudité de l’être, haha… ha… argh.

— Fin de l’anecdote —

Pour conclure cette approximative chronique, j’écrirais qu’In the flesh est un drame fantastique fichtrement d’actualité, bien moins gore qu’un JT et si réussi que vous le conseiller est ma façon de vous souhaiter une riche et belle année !

À bientôt : – )

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L’Appartement de mes rêves

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Voici deux bûcherons, des bûches rondes et dix bouleaux m’ayant donné bien du boulot… Et de boulot il est doublement question puisque ce week-end, je participe à la neuvième édition de L’Appartement –une super galerie d’art nomade– aux côtés d’artistes fort talentueux. Grande est ma joie, domptée sera ma timidité et les bienvenus vous serez au 26 rue des bonnes villes à Liège (Outremeuse) les vendredi 12 (17H00-22H00), samedi 13 (13H00-19H00) et dimanche 14 (14H30-19H30) décembre 2014.

Plus d’infos ici.

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Merci à Pupa pour cette belle initiative, à Pauline, Ludwig, Marie, Jérémy et Magali pour leur générosité et à Paulo pour m’avoir filé l’info. Et merci à vous aussi, pour votre bienveillance et les commentaires laissés sous l’article précédent.

J’y réponds bientôt mais avant, il me faut un peu, beaucoup… bûcher ; – )

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