Baltique trip…# 1b: Vilnius

Vilnius depuis le château de Gediminas

Encouragée par votre tacite approbation, j’inaugure aujourd’hui un nouveau déballage photographique avec Vilnius, point de départ d’un épique trip baltique placé sous le signe du moustique ; – )

De Vilnius, il me reste le souvenir d’un soleil de plomb, d’églises baroques et de parcs ombragés, de cours intérieures et d’art éparpillé, de muesli en promo, de délicieux fromages (keptas varskes suris), d’une sirène bronzée parce qu’en bronze et de boutiques Humana ; de vitrines aussi, chargées d’ambre ou de lin, de montgolfières survolant la Pilies gatvé, de musées, de musique, de beach-volleyeurs et de balades en bord d’Neria ; du train vers Kaunas, d’humides forêts de pins, d’une interminable marche et du musée Čiurlionis enfin.

Peu de mots, des photos, c’est la loi du 2.0 !

Eglise orthodoxe du Saint-Esprit à Vilnius

Fromage lituanien

Eglise de la Trinité à Vilnius

Sirène dans le quartier d'Uzupis

Art de rue à Vilnius

Vierge miraculeuse de Vilnius
Ciao, ciao les potos !

Voyage, voyage

Cigognes au nid

Je voyage depuis l’enfance en délogeant, parfois, en dessinant, souvent, en m’inventant des histoires, toujours. Ces voyages réels et imaginaires, j’ai finalement choisi d’en parler ici, pour enrichir ce qui n’était alors qu’un simple outil de monstration de mon travail. Et la vitrine s’est muée en fenêtre ; une fenêtre offrant un point de vue nécessairement limité et fatalement tronqué sur une vie apte, ainsi, à susciter l’envie.

Cigognes en vol

Cigognes chassant dans un champ

Cette année, le hasard a voulu que je voyage beaucoup en train ou en avion et que pour tout un tas de raisons honnêtes, légales, privées, je puisse le faire à peu de frais. Rien d’indécent ? Rien d’indécent, franchement. Rien d’indécent et pourtant, dans un monde allant à vau-l’eau, la publication  de ces escapades à répétition ne frise-t-elle pas, elle, l’indécence ? Et, en un mot comme en mille, mes photos d’ailleurs doivent-elles se faire la malle ? Des questions auxquelles il faut des réponses, dirait Gandalf.

Cigognes dans leur nid letton

Des réponses, je n’en ai guère mais de vos avis, dans tous les cas, je suis preneuse ! Reading, drawing, dreaming, telling myself stories, wandering… I love traveling, I really do! But sharing my Faraway pictures here? I’m not so sure anymore. I mean, I’d like them to be interesting, inspiring even, but what if they were just tactless and ostentatious?

Signé : D qui a la chance de voyager et d’être aimée, une poisse professionnelle tenace, une croupe grasse et de diffuses angoisses.

Nord Algérien… #4: Sur la route

DauphineRaisinRoute1

Alger, Oran et Tlemcen, Cuicul, Lambèse, Timgad, Thubursicum et Tipasa, les grottes de Beni Add, les gorges du Ghoufi et Hammam Meskhoutine… En dehors des visites de villes et de lieux évidents, le Nord Algérien, c’est aussi une succession de paysages grandioses survolés par les cigognes, où la moindre virée en bagnole prend des allures de road trip. La preuve en images :

dauphine-raisin-grande-kabylie-a

DauphineRaisinKabylie2

La Grande Kabylie, ses élégants habitants et leurs boutchoux roux, sa côte découpée, ses hauteurs boisées et ses villages perchés, son huile d’olive, son ail sauvage, son lapin mijoté, sa musique…

dauphine-raisin-grande-kabylie-pluie

… et ses couchers de soleil. « Après la pluie, le beau temps » prophétisait déjà le Prolix d’Astérix ; – )

dauphine-raisin-paysage-2

dauphine-raisin-paysage-1

Quelque part entre Guelma et Khamissa, les géants du temps jadis jouaient peut-être au golf… Qu’en pensez-vous?

dauphine-raisin-paysage-ghoufi

Un chouia plus au sud, une vraie route à road trips sinuant entre les rochers et sous un ciel trop bleu. Hors-champ : chaleur, émerveillement, dattes, transpi et mains moites.

dauphine-raisin-cigogne

DauphineRaisinFleurs

Enfin, une cigogne, parce qu’à force d’en admirer partout, tout le temps, sur les poteaux et dans les champs, j’avais presque oublié d’en photographier une, et des tapis de fleurs sauvages, car qui songerait à s’en lasser?

Nord Algérien… #3 : 3 curiosités géologiques

En dehors des pierres vieilles et moins vieilles, l’Algérie, c’est aussi une nature incroyable et des paysages fabuleux. Aujourd’hui, focus sur trois sites d’exception : les grottes de Beni Add, les gorges du Ghoufi et Hammam Meskhoutine.

LES GROTTES DE BENI ADD

À deux pas de Tlemcen se visitent des grottes enchanteresses où croissent stalagmites et stalactites aux formes les plus diverses, de la statue de la Liberté au palais de Buckingham, en passant par le serpent, le chameau, le dinosaure, le singe ou le poireau. Non loin de là, les sept scintillantes cascades d’El Ourit et le non moins brillant pont ferroviaire signé Gustave Eiffel méritent également une halte.

Grottes de Beni Add

LES GORGES DU GHOUFI

Ha, je ris de les revoir si belles en ce mardi!

Gorges de Ghoufi

D’affolantes falaises, de luxuriants vergers, d’espiègles troupeaux et navet sur la rechta, d’épatants villages semi-troglodytes suspendus au rocher comme autant d’éphélides sur une joue de roux. J’aimerais pouvoir y retourner et prendre le temps de les connaitre vraiment.

Maison semi-troglodyte dans le canyon de Ghoufi

Maisons semi-troglodytes dans les gorges de Ghoufi

HAMMAM MESKHOUTINE

Cascade en calcaire de Hammam Meskhoutine

Avoir la chance d’explorer Timgad et les gorges du Ghoufi en solitaire m’aurait-il rendue connement snob ? C’est qu’on s’habitue vite aux visites en mode VIP et je fus d’abord déçue de rencontrer autant de touristes, d’attrape-touristes et de déchets aux abords de la cascade.

Station thermale d'Hammam Meskhoutine

Déchets abandonnés par les touristes au sommet de la cascade

Puis j’ai gagné le sommet où, laissant enfin tomber la moue, j’ai clopin-clopé par-dessus les sillons d’eau brûlante et observé les enfants y cuire des œufs durs, empli mes poumons de brume sulfureuse, admiré le paysage et baigné mon visage dans la lumière dorée du soir. Et c’était vraiment bien.

Colonne de vapeur au bain des damnés

Eau brûlante d'Hammam Meskhoutine

Et vraiment bien rime avec… à demain !

Nord Algérien… #2: Les cités romaines

Cuicul et sa forêt de colonnes romaines

Ces formes entrevues, ces bruits indistincts de pas, était-ce Max et Fabio marchant et causant, et disparus à l’angle d’un carrefour ? Cette explication toute naturelle, Octavien comprenait à son trouble qu’elle n’était pas vraie, et les raisonnements qu’il faisait là-dessus à part lui ne le convainquaient pas. La solitude et l’ombre s’étaient peuplés d’êtres invisibles qu’il dérangeait ; il tombait au milieu d’un mystère, et l’on semblait attendre qu’il fût parti pour commencer.

Théophile GAUTIER, “Arria Marcella”

Si, enfant, j’explorais avec bonheur les châteaux en ruine, à l’adolescence, je rêvais d’aller, comme l’Octavien de Gautier, me perdre dans les ruelles de Pompéi. Des années plus tard, la cité campanile m’est toujours étrangère mais Cuicul, Lambese, Thamugadi, Thubursicum et Tipasa ont pour un temps étanché ma soif de cinq (ou six) thés antiques. Suivez la guide!

CUICUL (DJEMILA) : LA PLUS PENTUE

Théâtre de l'antique Cuicul

Les ruines étaient désertes à l’exception d’une étudiante en droit potassant ses leçons, de jeunes couples… amoureux des vieilles pierres et d’ados adossés emplissant de techno la scène du théâtre. Autour, des collines vert-j’espère, un ciel bleu-je-le-veux et, au fond, l’étrange impression d’arpenter un aquarium avec des faucons crécerelle anguilles en guise de poissons ; enfin, un pique-nique digne de détrôner l’iconique combinaison cheap sushis x Golden Bridge. 

LAMBESE (TAZOULT) : LA PLUS NÉGLIGÉE

Amphithéâtre de Lambèse

Après Cuicul, Lambèse. Lambèse où des mosaïques d’une rare finesse s’entassent dans un musée minuscule, où les ruines d’un camp de légionnaires, squattées par les cigognes, bordent un pénitencier et où l’Histoire, partout laissée en friche, subit les outrages du temps et des pillages. Lambèse qui pourtant mérite d’être vue.

THAMUGADI (TIMGAD) : LA PLUS FLEURIE

Cité antique de Timgad en Algérie

Ruines romaines en pleine nature

Imaginez un paysage d’une beauté insolente, un océan de fleurs jaunes sur fond de sommets enneigés et, courgette sur la semoule, mille colonnes jaillissant des flots puis s’élevant vers le ciel comme autant de grands mâts. Thamugadi au printemps, la voir et la quitter, n’est-ce pas déjà mourir un peu?

THUBURSICUM (KHAMISSA) : LA PLUS SAUVAGE

Ruines romaines de Thubursicum

Le patrimoine archéologique algérien est d’une telle richesse que fatalement, certains sites passent à la trappe des circuits touristiques. Sortir des sentiers battus vous gagnera la sympathie des riverains, ravis de voir ces trésors appréciés à leur juste valeur.  

TIPASA (TIPAZA)  : LA PLUS TOURISTIQUE

Ruines de la ville romaine de Tipasa

Ruines romaines à Tipaza

Une forêt de pierres dans une forêt de troncs avec, en sus, le bleu du ciel et l’azur des flots… Un vrai décor de conte déserté par les fées au profit de touristes venus d’Alger. À moins d’une heure de voiture de la capitale, peut-on, en effet, imaginer une escapade plus photogénique ? 

Sans transition, je m’en retourne bosser et vous dis à bientôt… ou tard ; – )