Jacques a dit Kitsch

Plus je bosse et moins j’publie : si je n’lavais déjà perdu, pour sûr, j’en perdrais mon latin… ou pas. Des projets avortés et d’autres sur lesquels il m’faut secret garder, des brouillons attendant trop sagement leur mise au propre et des images… d’plus en plus chronophages : c’est un début d’explication.

Ce dessin de cintre est un détail tiré de Préface, portrait fraichement achevé, portrait par moi brossé de l’excentrique marquise Luisa Casati. Ce cintre, je l’avais pensé simple, en bois clair, à la semblance de ceux choisis pour servir ma penderie. Mais quelque chose clochait, m’insatisfaisait même. Résultat : je me suis acharnée et, de retouches en rajouts, mon cintre s’est mis à ressembler fort, très, trait pour trait, aux cintres crochetés que j’admirais enfant chez mon arrière-mère-grand.

Cela sans que je l’aie voulu.

Le fait est que certains objets ont le don d’impacter notre imaginaire. Pourquoi eux, c’est fort mystérieux. L’plus amusant étant que, comme l’écrit Beaton, « [c]e sont bien souvent (…) des influences d’une valeur artistique contestable [qui agissent le plus sur notre goût] » (Cecil BEATON, Cinquante ans d’élégances et d’art de vivre).

J’assume.

Grave ; – )

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