Hammam

S'hydrater après le hammam en mangeant des oranges

Nord Algérien… #1: Tlemcen, Oran, Alger

dauphine-raisin-les-andalouses

Ils partirent tôt le matin. La voiture filait sur la route le long de la mer. Le père Pluche se laissait ballotter sur son siège avec cette même résignation joyeuse avec laquelle il avait fait les bagages, salué tous et toutes, resalué tous et toutes, et oublié exprès une valise, à la pension, car il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.

Alessandro BARICCO, Océan mer

Retour à la case ordi après trois semaines passées à sillonner le beau pays qu’est l’Algérie avec, en prime, l’envie de concrétiser, enfin, mes projets éditoriaux… et d’explorer de nouvelles techniques, loin de l’écran.

Bon, mais l’Algérie, dans tout ça ? L’Algérie, c’est très, très grand et très, très beau mais c’est aussi un vaste chantier à ciel ouvert où campus, autoroutes et immeubles d’habitation poussent comme autant de champignons… chinois. Avant de prendre ensemble la clé des champs, honneur, donc, à l’Algérie des villes ; celle du bêton, du macadam et du toc en stock. 

TLEMCEN

Bassin de Tlemcen

Capitale mondiale de la culture islamique en 2011, héritière d’un riche passé culturel, l’ancien bastion zianide abrite aujourd’hui l’essentiel du patrimoine islamique algérien et reste un passage obligé pour tout amateur de musique qui se respecte. Mais Tlemcen, c’est surtout une ville calme et accueillante au charme provincial ravageur et le point de chute idéal pour une immersion en douceur.

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Vue sur les terrasses d’un quartier populaire depuis le plateau de Lalla Setti.

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Ici comme ailleurs, le made in China a inondé les souks mais dans les ruelles du vieux Tlemcen, une poignée d’artisans résiste encore et toujours aux couvertures synthétiques.

ORAN

Un jour pour découvrir Oran, c’est peu mais néanmoins suffisant pour constater l’état de délabrement avancé de ses plus beaux édifices. Le Palais du Bey, la Mosquée du Pacha et l’Église Saint Louis auraient ainsi bien besoin d’un ravalement de façade même si, je l’avoue, leur beauté crépusculaire –à la Détroit– ne m’a pas laissée de marbre. À voir également : la Porte d’Espagne et le Tambour Saint José, point de départ d’un important réseau de souterrains.

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La Cathédrale du Sacré-Cœur a été transformée en bibliothèque… C’est-y pas cool ?  

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Vue sur la ville depuis le Pavillon de la Favorite (Palais du Bey).

ALGER

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Alger la blanche est une perle sertie de bleu, un joyau étincelant fièrement dressé entre ciel et Méditerranée. Alger est belle, Alger pourrait être le paradis mais Alger est polluée, chère et horriblement embouteillée… comme ne le montre pas la photo ci-dessus.

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Vue sur la basse Casbah depuis le toit du Musée National des Arts et Traditions Populaires.

Ruelle de la Casbah d'Alger

D’ailleurs, en parlant de Casbah… Qui c’est qui meurt d’envie d’apprendre l’arabe algérien et de s’en aller écrire un livre pour enfants dans une chambre décrépite? Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille…

On se dit à mardi?
Prenez soin de vous : – )

Intermède textile… # 1

Le printemps est en avance, très en avance même. Mais avant de faire péter la sandalette, Dauphine-la-frileuse a décidé de rendre un dernier hommage à ses gros pulls… parce qu’ils le valent bien. Un bilan textile, ça vous dit? What I wore this winter and how thrifting has taught me to favor quality over quantity and enjoy what I already have… even if it’s not “perfect”. Sorry for the lack of proper English translation, by the way. I’ll do better next time, I promise!  

HIVER 2014, DAUPHINE D’EXTÉRIEUR

Tenues dessinées autour d'un manteau noir

Alors, la Raisin déambulant un soir d’hiver sur le pavé liégeois, ça donne quoi ? Une silhouette confortable et passe-partout, la même depuis 2011:

Long manteau noir + pseudo-chapka s’il gèle et chapeau à larges bords s’il pleut + écharpe plus ou moins chaude et chatoyante + paire de bottes douloureusement déglinguées.

RAISIN D’INTÉRIEUR, HIVER 2014

Tenues illustrées pour affronter l'hiver

Acheter de seconde-main en général et vintage en particulier m’a rendue à la fois plus exigeante en termes de qualité et plus encline à me satisfaire d’un « assez bien ».

Ainsi, l’épais pull orange dessiné ci-dessus. Acheté 30 francs dans un charity shop zurichois, ce pull en cachemire 16 fils est vachement doux, follement chaud et accessoirement un peu… bah, plus Joconde qu’Ondine, quoi. C’est surtout qu’entre la couleur saumonée, les épaules tombantes et la coupe bouffante, on ne peut pas dire que cette maille m’aille mais elle me tient chaud. Le perfectionnisme, c’est bon pour le boulot ; – ) 

Tenues illustrées pour supporter le froid

Toujours dans la rubrique “le seconde-main a changé ma vie”, j’appelle les vêtements en laine : chauds, respirants et sans odeur. Niveau éthique, ce n’est pas le top – rapport au museling et autres joyeusetés – mais en l’absence d’alternatives viables, je me contente pour l’instant (et sans mauvais jeu de mot) de suivre le troupeau… Si vous avez des pistes autres qu’un jean avec 10% de fibre d’ortie, les commentaires vous sont ouverts : – )   

Voilà, voilà. On se donne rendez-vous le 21 pour fêter, en images, la vraie arrivée du printemps ?

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Forêt d’rêve

Vision naive d'une forêt engloutie

Je vais vous révéler en peu de mots un grand mystère de la vie humaine. L’homme s’épuise par deux actes instinctivement accomplis qui tarissent les sources de son existence. Deux verbes expriment toutes les formes que prennent ces deux causes de mort : VOULOIR ET POUVOIR. Entre ces deux termes de l’action humaine, il est une autre formule dont s’emparent les sages, et je lui dois le bonheur et ma longévité. Vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit ; mais SAVOIR laisse notre faible organisation dans un perpétuel état de calme. Ainsi le désir ou le vouloir est mort en moi, tué par la pensée ; (…) Rien d’excessif n’a froissé ni mon âme, ni mon corps. Cependant, j’ai vu le monde entier. (…) Ma seule ambition a été de voir. Voir, n’est-ce pas savoir ? (…) Mes débauches étaient la contemplation des mers, des peuples, des forêts, des montagnes ! J’ai tout vu, mais tranquillement, sans fatigue ; je n’ai jamais rien désiré, j’ai tout attendu. Je me suis promené dans l’univers comme dans le jardin d’une habitation qui m’appartenait.

Honoré de BALZAC, La peau de chagrin

Enfin réconciliée avec la prose balzacienne, je m’en vais voir et reviens mi-avril. Portez-vous bien et à la revoyure! I’m going on a three weeks adventure. See you in April, take care!

Bateau de sable

Exploration du désert à bord d'un navire

Navigateurs sur une mer de sable

Navigateurs des sables

dauphine-raisin-sables-5c

Nouvelle carte postale inspirée par… euh… bah, bah, bah… ben…euh… l’arrivée du printemps dans la morne forêt du Sart-Tilman ? Mes prouesses culinaires? Tel un yaourt, le mystère reste entier. New postcard possibly inspired by the surprisingly early arrival of spring in the neighboring forest. Or more prosaically… by food? Who knows ; – )

Végétation printanière comme source d'inspiration

Surface craquelée d'un gâteau devenue source d'inspiration