Poule mouillée

Escargots dérobant un parapluie

Cette tenue délicieusement anachronique et pré-cagnard vous est joyeusement présentée par Mademoiselle D. R. (qui ficha effectivement son parapluie dans les rosiers en s’efforçant d’éviter des escargots suicidaires) (Mademoiselle D. R. n’est pas multi-tasking, c’est le moins que l’on puisse dire).

Before the heat was the rain, and when it rained, it really was a challenge to cross the garden without crushing snails inadvertently. Being distracted by those gorgeous roses didn’t help either ;-)

Les carottes sont cuites…

C’est-à-dire qu’elles furent râpées par ma (com)pote Merlin et moi-même pour servir de faire-valoir à des brochettes.

Femme-lapin entourée de carottes et munie d'une râpe

Bilan perso : 7 carottes effilochées, 5 crampes aux avant-bras, 1 aisselle moite et 3 fous-rires provoqués par les crampes susmentionnées… 

Femme-lapin entourée de carottes

Mlle Raisin devrait-elle songer à se remettre au sport ? Vos avis et témoignages sont les bienvenus ;-) Grated carrots and the benefits of sport: nothing worth translating I’m afraid… I”ll leave you more time to enjoy the pictures ;-)

Six reines pour le prix d’une…

Quand ça n’veut pas, bah ça n’veut pas et dans ces cas-là, il faut savoir poser l’éponge et prendre son mal en impatience. À la suite de légères et multiples avaries au moteur, votre (Renault) Dauphine a donc décidé de laisser les autres bouloter à sa place. Au menu du jour : sirènes en croute de sel et six (hors-d’) œuvres faisant la part belle à ces écailleuses demoiselles.

Reines sirènes

Est-ce bien judicieux de parler d’artistes plus talentueux que soi sur un blog destiné à promouvoir son propre embryon de pseudo-talent ? Rien n’est moins certain, hélas, mais que voulez-vous, mon bon lecteur, elle est comme ça la Dauphine, elle ne sait pas se vendre!

1. Le professeur et la sirène (Giuseppe TOMASI DI LAMPEDUSA, 1961) : une œuvre puissante, infiniment belle et infiniment triste, par l’auteur du Guépard ; le genre de livre dont on se demande comment on a pu vivre si longtemps sans l’avoir lu, tout en ayant l’impression, une fois refermé, de l’avoir eu en nous depuis toujours.

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Illustrations de Chéri Hérouard pour « La vie parisienne », première moitié du XXe siècle

2. La cantatrice (Maurice RENARD, 1953) : une courte nouvelle à la saveur douce-amère, dont l’ambiance m’a vaguement rappelé Malpertuis de Jean Ray –référence cool s’il en est !– par l’un des maîtres de la littérature fantastique (Les Mains d’Orlac, Le Péril bleu). 

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Colette CALASCIONE, Swimmer, Huile sur bois, 1998

3. La sirène des pompiers (HUBERT et ZANZIM, 2006) : La rencontre d’une sirène bretonne chantant comme une casserole et d’un peintre parisien dépourvu d’imagination sur fond de querelle entre pompiers et impressionnistes. Du grand art.

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4. Sirène (Raoul SERVAIS, 1968) : un court-métrage d’animation diablement poétique, jouissant d’une renommée internationale amplement méritée et qui n’a pas pris une ride. Joueur de flûte et ambiance apocalyptique au programme.

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5. Mr. Peabody and the Mermaid (Irving PICHEL, 1948): Mr. Peabody and the Mermaid (Irving PICHEL, 1948) : cette comédie romantique fera le bonheur des amateurs de films fantastiques un brin désuets.  

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6. And last but not least, Ladies and Gentlemen, Ralph CAHOON pour l’ensemble de son œuvre. Heureusement que je suis une aspirante illustratrice fort inculte, car si j’avais découvert plus tôt l’œuvre de ce peintre, je n’aurais probablement osé aspirer à rien.

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Ralph CAHOON, Seaside Apple Harvest, huile sur masonite. Photo : http://www.cahoonmuseum.org/ralph-cahoon.paintings.php

Voilà. Si vous avez d’autres pistes, je suis preneuse ;-)

Le zombie dans la salle de bain

Sirène dévorant des poissons dans une salle de bain

CE QUE JE ne PORTAIS pas, avant-avant-avant-hier midi pour me délecter de hareng mariné dans une sauce yaourt-betterave au fort potentiel salissant.

Une fois n’est pas coutume, les couleurs ressortent affreusement mal online mais étant un peu fatiguée de la souris et ayant, somme toute, d’autres chats à fouetter, je vous tire ma révérence et vous dit à bientôt !

Repas rose, blanc, vert dont les couleurs ont inspiré mon travail

PS: L’illustration du jour est un hommage tarabiscoté à ma marotte cinématographique du moment, Zombie Honeymoon de David Gebroe, où ledit zombie dîne préférentiellement dans… une douche.

East Coast trip…# 5: côté côte (codac)!

(Mode Alain Delon on)

Pour le cinquième volet de notre série à succès, j’ai choisi de vous emmener du côté de la côte, où la dodue Dauphine apercevra des dauphins et rencontrera un placide lamantin:

Lamantin à Merritt Island

Ceci n’est PAS un phoque…

Elle y chopera également la turista – ou « envie de trucider ces (FW#$!}%°)² de vacanciers jetant des cailloux sur la faune » – mais prenant exemple sur ses nouveaux amis, elle gardera son sang froid et décochera plus d’œillades assassines que d’yeux au beurre noir. Ouf ! (Mode Alain Delon off) Bon, et sinon, ces plages ? En vérité je vous le dis, tout sauf impressionnée je fus. Mais comme vous, moi, Jaime Lannister et la femme du boulanger n’attendons pas forcément la même chose d’une plage, je vais m’efforcer d’être moins vague.

MIAMI BEACH

En sortant de la Shark Valley, j’ai fait cap sur Miami et ses eaux cristallines, espérant sans doute y terrasser ma misanthropie naissante à grand renfort de cocktails vitaminés. Mais une fois sur place, les embouteillages, le béton et la tempête approchante ont eu raison de moi et j’ai traversé la ville sans m’y arrêter, en mode « Pars vite et reviens hyper tard, voire jamais ». Parce que Miami, c’est aussi ça: 

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Vue des faubourgs depuis le Tamiami Trail, une autoroute scénique qui traverse les Everglades et relie Naples à… Miami!

Vue des faubourgs de Miami

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Miami Bay

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À gauche, des bars à l’ambiance plutôt R’n’B, où se mêlent clopes, crèmes glacées et micro-shorts. À droite, Miami Beach. Au loin, des voitures.

MERRITT ISLAND NATIONAL WILDLIFE REFUGEE (FLORIDA)

Visiter Merritt Island un samedi n’est PAS une bonne idée : trop de voitures, de bruit et de pollution et conséquemment, pas assez d’animaux. Le reste du temps, c’est probablement génial. Remarques en vrac : Attention, les agences de location de canoës se trouvent à Titusville, pas sur l’île/ Le visitor center est un bon endroit pour débuter la visite/ Spatules rosées, lamantins, passerins nonpareils et tatous = perfection/La bioluminescence, c’est en été que ça se passe/ Le Cape Canaveral se trouve à deux pas.

Littoral floridien à Merritt Island

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“Armadillo”, ça sonne tout de même mieux que “tatou”, non?

SAVANNAH (GEORGIA)

Pas eu le temps de m’arrêter dans la ville la plus hantée des Etats-Unis, ce que je regrette car à vue de nez, l’ambiance y était un chouia plus détendue qu’à Charleston, sa voisine du nord.

Savannah

CHARLESTON (SOUTH CAROLINA)

Le vieux centre est très intéressant d’un point de vue architectural mais gagne plus-que-probablement à être visité en hors-saison, et ce n’est pas rien de le dire… Astuces : Profitez de votre séjour à Charleston pour visiter une ou plusieurs plantations, ainsi que la Beidler Forest.

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Downtown Charleston et ses élégantes maisons de maître.

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Drayton Hall est la plus ancienne plantation américaine conservée dans son état d’origine

LES ÎLES DE CAROLINE DU NORD

Shackleford : Un rendez-vous avec les chevaux sauvages de la petite île de Shackleford, au large de Beaufort, s’improvise difficilement. Le visitor center est désormais fermé le week-end, ce qu’on découvre en arrivant sur place, grâce à un petit mot collé sur la vitre. Traduction : pas d’infos, pas de toilettes ! Les agences de « ferries » ne manquent heureusement pas mais aucun bateau ne larguera les amarres avec moins de quatre visiteurs à son bord et, en dehors des vacances scolaires, il faudra vous montrer patients. Très patients. 

Ocracoke: La ville est belle (touristique sans faire carton-pâte) et les plages sont rebelles mais l’unique camping de l’île étant fermé jusque mi-avril, il m’a fallu prématurément les quitter.

Ocracoke

Cape Hatteras National Seashore: Ne vous fiez pas à Google Images ! Entre les 4X4, les pêcheurs du dimanche et les zones de nidification fermées au public, il n’est guère facile d’arpenter fièrement les plages, cheveux au vent et coquillages plein les poches. Mais qui veut peut et foi de Dauphine, les capsules d’œufs de bulot et de raie, les coraux fouets et les carapaces de limules ont trouvé à qui parler !

Pêcheurs et voitures sur la plage du Cape Hatteras

Tortue minuscule au Cape Hatteras

Pêcheurs au Cape Hatteras

VIRGINIA BEACH (VIRGINIA)

Une plage située en bordure de la ville, fréquentée par les gens du coin. Ambiance sympatoche et détendue du paréo.

Plage de Virginia Beach au soleil couchant

Voici qui clôt le compte-rendu de ce trip outre-Atlantique.
Il était temps !