Une blonde émoustillante

Jeune femme auréolée d'une cascade de cheveux blonds

The figure has paused again, and half on the bed and half out of it that young girl lies trembling. Her long hair streams across the entire width of the bed. As she has slowly moved along she has left it streaming across the pillows […] With a sudden rush that could not be foreseen – with a strange howling cry that was enough to awaken terror in every breast, the figure seized the long tresses of her hair, and twining them round his bony hands he held her to the bed.

James RYMER or Thomas PREST, Varney the Vampire

Une blonde émoustillante est le titre d’un film de Jiří Menzel, film sous le charme duquel j’ai trébuché. Moutarde sur le jambonneau d’ce bel ouvrage : les boucles en cascade de sa blonde héroïne, finalement tressées, tranchées et trimballées sur le porte-ramages de son vélo. Ma fascination pour les toisons sacrifiées n’est, en effet, plus qu’un secret d’polichinelle… dans le tiroir… dixit l’scénar ; – )

Ça craint?
Ça craint, je crois, mais n’le crin pas.

Place aux images:

Marja persuadant le coiffeur de lui couper ses très longs cheveux

Marja transportant sa chevelure coupée à l'arrière de son vélo

Chevelure coupée fixée au porte-bagages d'un vélo
Rendez-vous avant le mois prochain et d’ici là, (sup)portez-vous bien : – )

Courtisane

Courtisane aux prises avec des flèches d'amour
Là où Dauphine s’expose sans sexe poser et vend, c’est heureux, ses images plutôt que son image ; – )

Où ? Boutique éphémère Unique et Fabuleuse, 6 rue Lombard à Liège (perpendiculaire à la rue souverain pont, à deux pas de la Place Saint-Lambert). Quand ? Vernissage ce vendredi 6 novembre de 17H00 à 22H00 (bulles, brownies, blabla et cetera), ouverture de la boutique chaque week-end du mois (samedi de 10H00 à 18H30 et dimanche de 11H00 à 15H00). Qui ? Mademoiselle Smoothie, Chloé Thimister, Fanny Daubré, Pretty Little Lapin, Vanessa Deussen Collages, Les carnets de voyage de Miss A et… moi, donc.

Boutique éphémère Unique et Fabuleuse
Ci-dessus, le flyer de l’évènement illustré par Mademoiselle Smoothie et ci-dessous, mes nouvelles cartes postales, fraichement imprimées d’hier matin.

Cartes d'art naif
Sans rire, venez ! Je promets d’y aller mollo sur les jeux d’mots ; – )

Paris fantastique

Pêche miraculeuse sur la façade du palais de la Porte Dorée

Depuis que le sort m’avait précipité en le trou de catacombes, je m’étais efforcé de ne m’étonner de rien et de me préparer à tout. Qu’un lac se fût présenté à mes regards, quand j’espérais un mince filet d’eau, que des canards se fussent ébattus à portée de ma main quand je n’osais entrevoir pour le contentement de ma faim que le repas un peu maigre des chétifs asellides ; qu’une femme, plus belle de dos que toutes les femmes imaginées par le rêve des sculpteurs, se fût dressée pour mon éblouissement, sur la rive moussue d’une pièce d’eau des catacombes à l’heure de son bain ; que cette femme, s’étant retournée, au lieu de m’exhiber le visage humain, me montrât un groin rose dépourvu d’yeux, mon Dieu ! tout cela, tout cela pouvait s’expliquer ; mais que cette femme, avec son groin rose, parlât le plus pur français, la plus pure langue d’oïl du commencement du quatorzième siècle, oh ! cela ! cela était tout à fait extraordinairement étourdissant !

Gaston LEROUX, La double vie de Théophraste Longuet

La semaine dernière, j’ai saisi l’occasion de revoir Paris et de fuir, aussi, le bruit des couvreurs œuvrant sur l’toit qui présentement m’abrite. Six jours et ces sept découvertes … “fantastiques” . Quelque part dans le 12e arrondissement, le bas-relief d’Alfred Janniot pour le Palais de la Porte Dorée, vestige de l’exposition coloniale de 1931 (ou comment le subjectivement beau jaillit parfois de l’objectivement laid).

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Au musée d’Orsay, une fabuleuse armoire en bois doré et sculpté à la gouge à motifs de croix celtique et autres ornements, d’inspiration personnelle de la reine Marie de Saxe-Cobourg-Gotha, par August Ritzel (1906).

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Les formes, couleurs et mystères signés Maurice Denis, vus au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la ville de Paris, à l’église du Saint-Esprit et au musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye.

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La forêt des catacombes et ses os-papillons. Il paraît que bientôt, de modernes Sous-Préfets partiront s’y coucher et y vider des verres plutôt qu’d’en déclamer.

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La très troublante, l’eh ! épatante œuvre de Kuniyoshi, découverte plus tard que jamais dans le cadre d’une Fantastique ! expo au Petit Palais. Mention spéciale à l’Haltérophilie pour les Tanuki (1842), parce que Pompoko d’Isao Takahata, et parce que.

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L’expo Henry Darger au MAMVP, fenêtre entrouverte sur un surprenant jardin secret.

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Enfin, les femmes à bec d’oiseau exposées au Louvre mais trouvées en Syrie, merveilleuses, émouvantes, boudées comme il se doit par les sots à selfies.

Bon mardi : – )

Le fief des fous

Archer pêchant à l'arc

“I wanted to try and think out how it was that rational or even half-rational men could ever have learned to wear armor, considering its inconveniences; and how they had managed to keep up such a fashion for generations when it was plain that what I had suffered to-day they had had to suffer all the days of their lives. I wanted to think that out; and moreover I wanted to think out some way to reform this evil and persuade the people to let the foolish fashion die out;”

Mark TWAIN, A Connecticut Yankee in King Arthur’s Court

Après deux ans de tir groupé, voici que je dessine enfin, dédoublée, la fière équipe de mes dimanches matins. Dans notre bout de bois du bord de la grand-route, j’ai compté plus de moustiques que d’papillons, pas de poissons, un peu d’poison. Et pourtant, pour tant vous dire, du fond de mon temporaire bannissement, je m’méprends à regretter et le lopin et les copains.

Archer tricotant avec des flèches

Au moins, cela me laisse libre de dessiner peaufiné. L’image est grande, cinquante sur quarante centimètres, et j’ai passé sur elle un temps que je ne puis admettre. La bonne nouvelle, c’est qu’elle en jette. La mauvaise, c’est qu’vous n’en verrez ici que des extraits, rapport qu’elle s’rait boudinée dans une colonne prêt-à-porter.

Arbres naifs en forme de flèches et de hiboux

Archer arrosant des flèches-fleurs

( – : Voilà pour la forme.

Le fin du fond est confié à votre libre interprétation : – )

Tir, Adultes, Terrain

Amants s'unissant dans un champ de flèches

“Et ces beaux yeux d’un bleu transparent et humide, ces yeux d’eau, ces deux larges prunelles égarées comme plaintives dans la supplication d’un éternel adieu ?”

Jean LORRAIN, La dame en vert

Je connais ces yeux… bleus mais, fait curieux, les ai longtemps vus verts. Si tu passes par ici, joyeux co-anniversaire, comp’R !

Buissons de flèches

Sans transition (ou si peu), retour à l’image. Une sotte déchirure m’ayant depuis peu forcée à poser l’arc, je me défoule en dessinant des flèches par brassées : flèches-fleurs, aiguilles ou baguettes, soleil, lions et cachalots, cet automne-hiver, qu’on se le dise, Artémis-la-fière hantera les monts de mon imaginaire.

Couple s'aimant en plein air

Retour à l’image, bis. Artémis. Ces archers à la manque, perdus en pleine session de tir, risquent fort de lui déplaire et je l’déplore m’enfin, ils me sont chers, ce n’est pas non plus rien.

À bientôt ou t’ar…chère ; – )