Le cas Paracas

Porteuses de lunettes noires et de bouquets d'yeux

« Là-bas, tout contre le mur de toile, là où les agrès filaient en oblique vers le cintre, et où, faute de banquettes, le public n’avait pas accès, un objet hallucinant était posé sur une traverse : une marmite aux anses évasées…

Mais ce qui était effroyable, c’est que le chaudron vivait d’une vie diabolique, grimaçant hideusement, tandis qu’un long bras grêle, qui semblait lui être poussé, gesticulait comme une tentacule de pieuvre. »

Jean RAY, Harry Dickson – On a tué Mr. Parkinson

Voici qu’une fois cette image terminée, je m’offre le temps de faire le ménage et de feuilleter, en voulant le ranger, un livre prêté par une amie… Un livre pour m’inspirer (qu’elle disait), un livre feuilleté puis reposé sur une pille vacillante de lectures en attente.

Bref, cette image : j’étais partie sur une dominante parme et kaki mais rien n’Alphonse Allais. Ô rage, ô touches et retouches et oh… v’là-t’y pas qu’soudain, mes banquières s’retrouvent parées des couleurs (presque) de Paracas !

Textiles Paracas comme source d'inspiration

Mais ça, je ne l’ai compris qu’en retrouvant ce livre. Ainsi va l’inspiration : on la prend, on la digère puis on la recrache sans mal y penser. Les photos sont tirées du catalogue Paracas, trésors inédits du Pérou ancien, une coédition Musée du quai Branly/Flammarion.

Couleurs inspirantes des textiles Paracas

Exemple bis (et tardif) : Hier soir (le 17/03, soit bien après avoir commis cet article), en pleine période Jean RAY’ve encore, ma pile d’Harry Dickson trop tôt épilée, j’opte pour une relecture de Malpertuis. Voici ce que j’y lis :

« À plusieurs reprises, j’ai vu une jeune fille de grande beauté, assise immobile auprès de ce tombeau.

J’ai voulu lui adresser la parole, mais chaque fois que je me dirigeais vers elle, je la vis disparaître comme une fumée. J’ai pourtant pu voir qu’elle portait un bandeau noir sur les yeux et que sa chevelure, rouge comme du cuivre brûlant, était bien étrange. »

Ça m’en a bouché un coin, comme dirait l’autre. Il vous faut savoir qu’Euryale la belle a les yeux (révol)verts.

À tout tôt ; – )

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