My Lion

Lion à la crinière constituée de flèches

Although her father had told her of the nature of the one who waited for her, she could not control an instinctual shudder of fear when she saw him, for a lion is a lion and a man is a man and, though lions are more beautiful by far than we are, yet they belong to a different order of beauty and, besides, they have no respect for us: why should they?

Angela CARTER, The courtship of MR Lyon

L’autre aurore s’est rappelée à mon souvenir l’idée de portraiturer un fier lion à la crinière hérissée de flèches. La première fois que cette idée m’a visitée, ma période « flèches » balbutiait, l’affaire Cecil tintamarrait. C’eût pu être vite bouclé mais le temps, hélas, m’a manqué. C’est réparé.

Lion arborant des flèches en guise de crinière
Anecdote amusante. Je me suis longtemps lovée, pour dormir, lire ou pleurer, dans le creux d’une gigantesque lionne en peluche reçue pour mon premier anniversaire. Je m’y suis lovée, en vérité, jusqu’à ce qu’elle soit jugée trop vieille et, à mon insu, jetée en une benne. Je m’y suis lovée et depuis, quand j’entends ou lis « lion », son image devance en mon esprit celles des fauves de chair et d’os observés, pourtant, libres et mouvants.

Lion criblé de flèches

L’imaginaire a ses raisons…

Allons!

C Nowel, D’s no(t) well

Carte de voeux de style naif
Sent-ce le sapin ?

Ma bonne résolution pour l’an futur : blogger moins mou qu’par le passé. C’est jouable ; – )

Bonnes f’êtes : – ) et… rendez-vous mi-janvier?

Sot’ d’humeur

Statue de la liberté ayant pour bouche un arc-en-ciel

Après la pluie le soleil, affirme le Devin mais la pluie devant l’soleil, c’est bien aussi, dit D. Raisin : ça donne vie aux arcs-en-ciel.

Souvenirs liés, en vrac : le ruban de ciel nommé par une cassette audio surgie de mon enfance ; les arcs vus aux Murchison Falls avec l’être élu alors, lettre relue dans mes pensées d’ces jours derniers, la faute à l’actualité d’Bujumbura; ceux admirés peints sur les murs d’San Francisco enfin, souvenirs d’une belle aventure en compagnie, de ciel bleu et d’pâtisseries.

Polyamoureux utilisant un arc-en-ciel comme corde à sauter

Bref, quand c’est caca, c’est cas d’eau. Voici de nouvelles cartes qui, je l’espère, vous plairont et où, comme d’hab’, vous lirez c’que vous voudrez à condition de n’pas m’l’attribuer ; – )

Croquet joué avec des fleurs de tournesol et des arcs-en-ciel
Bon jour et à bientôt : – )

Courtisane

Courtisane aux prises avec des flèches d'amour
Là où Dauphine s’expose sans sexe poser et vend, c’est heureux, ses images plutôt que son image ; – )

Où ? Boutique éphémère Unique et Fabuleuse, 6 rue Lombard à Liège (perpendiculaire à la rue souverain pont, à deux pas de la Place Saint-Lambert). Quand ? Vernissage ce vendredi 6 novembre de 17H00 à 22H00 (bulles, brownies, blabla et cetera), ouverture de la boutique chaque week-end du mois (samedi de 10H00 à 18H30 et dimanche de 11H00 à 15H00). Qui ? Mademoiselle Smoothie, Chloé Thimister, Fanny Daubré, Pretty Little Lapin, Vanessa Deussen Collages, Les carnets de voyage de Miss A et… moi, donc.

Boutique éphémère Unique et Fabuleuse
Ci-dessus, le flyer de l’évènement illustré par Mademoiselle Smoothie et ci-dessous, mes nouvelles cartes postales, fraichement imprimées d’hier matin.

Cartes d'art naif
Sans rire, venez ! Je promets d’y aller mollo sur les jeux d’mots ; – )

J’été

Baigneuse tatouée s'adonnant à la pêche aux regards

“(U)pon which he ran down to the Still-yard Stairs, threw away his Shirt, and plung’d into the Thames, and, being a good swimmer, swam quite over the River, and the Tide being coming in, as they call it, that is running West-ward, he reached the Land not till he came about the Falcon Stairs, where landing, and finding no People there, it being the Night, he ran about the Streets there, Naked as he was, for a good while, when it being by that time High-water, he takes the River again, and swam back to the Still-yard, landed, ran up the Streets again to his own House, knocking at the Door, went up the Stairs, and into his Bed again; and that this terrible Experiment cur’d him of the Plague, that is to say, that the violent Motion of his Arms and Legs stretch’d the Parts where the Swellings he had upon him were, that is to say under his Arms and his Groin, and caused them to ripen and break; and that the cold of the Water abated the Fever in his Blood.”

Daniel DEFOE, A Journal of the Plague Year

Souviens-toi, ô lecteur, comme soudain l’été dernier, j’t’avais causé d’mon appart’ mal isolé. Et bien non, non rien n’a changé, tout, tout a continué. Concrètement, la surchauffe guette l’ordi et moi, n’osant l’éprouver, je brouillonne sur papier sans pouvoir finaliser.

Pour me consoler, je lis des livres collant à mes humeurs et à ma sueur… froide. L’été de l’an passé, les fantômes d’M.R. James, de James et de Wharton m’hantèrent, m’enterrèrent bien. Là, las (mais non hélas), ils ont filé l’flambeau aux pestiférés de Defoe et aux goules éthérées de Lorrain Jean, que je découvre enfin.

Bref, je lis et quand je ne lis pas, je lys dans la vallée.

Vous savez où m’trouver ; – )