L’Appartement de mes rêves

Bouleaux naifs et buche en forme de coeur

Voici deux bûcherons, des bûches rondes et dix bouleaux m’ayant donné bien du boulot… Et de boulot il est doublement question puisque ce week-end, je participe à la neuvième édition de L’Appartement –une super galerie d’art nomade– aux côtés d’artistes fort talentueux. Grande est ma joie, domptée sera ma timidité et les bienvenus vous serez au 26 rue des bonnes villes à Liège (Outremeuse) les vendredi 12 (17H00-22H00), samedi 13 (13H00-19H00) et dimanche 14 (14H30-19H30) décembre 2014.

Plus d’infos ici.

Carte de voeux naive représentant une femme-renne

Merci à Pupa pour cette belle initiative, à Pauline, Ludwig, Marie, Jérémy et Magali pour leur générosité et à Paulo pour m’avoir filé l’info. Et merci à vous aussi, pour votre bienveillance et les commentaires laissés sous l’article précédent.

J’y réponds bientôt mais avant, il me faut un peu, beaucoup… bûcher ; – )

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La forêt pétrifiée d’Arizona

Portrait naif de vieille dame embijoutée

J’rentrais tranquille, j’rentrais peinarde d’une journée de formation sabotée par un mal au cap, lorsque soudain me prit l’envie d’aller m’échouer sur le lit… mais j’me suis dit…

LAISSE pas BÉTON ton blog, hé, Raisin !

Forêt pétrifiée d'Arizona

Dear readers, may I introduce you to Lady Arizona, her cuddly dragon and the magnificent trees of the Petrified Forest National Park. This place, well, it ought to be sung, to cite the stouthearted Sam, but I’m no poet and will wisely let the pictures do the talking. Can you hear their whispers? Bon, bon, bon. Vous avez aimé les faux joyaux de Francine et le verre en vrac d’Henrik ? Laissez-moi vous présenter Dame Arizona, son dragon câlin et sa forêt plantée d’arbres pétrifiés:

Ecorce bijou d'un arbre pétrifié

Tronc pétrifié

Mais une forêt pétrifiée peut en cacher une autre. C’est ainsi qu’en recherchant le nom exact du parc protégeant ces joyaux arbres, j’ai découvert l’existence d’une Petrified Forest avec Bette Davis et Humphrey Bogart dans les rôles principaux. Ceci dit, une forêt disponible uniquement en VHS à la médiathèque de mon quartier existe-t-elle vraiment ? Et si vous l’avez vue, dois-je la voir aussi ou puis-je sereinement laisser béton ? By the way, have you ever watched The Petrified Forest movie starring Bette Davis and Humphrey Bogart? If so, is it as great as it sounds? And on another note, doesn’t the petrified bark below look like raw fish flesh?

Ecorce pétrifiée

Enfin, l’écorce ci-dessus vous évoque-t-elle à vous aussi de la chair à sushi ?

À vendredi, samedi ou manchedi,

D

( – : Hardi Henrik : – )

Portrait naif de marin embijouté

Retour en douceur avec une nouvelle image, la deuxième d’une série que j’aimerais longue. Croiserez-vous les doigts pour moi ? Here is a new drawing and maybe a new postcard; if the gods of stationery agree that is ; – )

Verre turquoise au zion canyon

Cinq ans après les avoir touchés, ces morceaux de verre vendus à la pesée me font encore rêver et m’évoquent en vrac mon songe américain, les mineurs de Blanche-Neige et les mines de Prydain. I’m no Glew (think Prydain and the Black Cauldron) but when I came across these enchanting glass rocks five years ago, I wanted to buy them all. I couldn’t afford carrying any but they’ve adorned the Realm of my imagination ever since : – )

Vente de verre en bord de route

Ah, Prydain!

The former giant was not disappointed, for soon the torchlight glinted on other gems half-buried in the ground or protruding from walls. Glew fell upon them instantly, scrabbling away with his pudgy fingers and popping the glittering crystals into his sack. With each new find he grew more exited, giggling and mumbling to himself.
The bard looked pityingly at him. “Well,” he sighed, “the little weasel has at last sniffed out something to profit himself. Much good it may do him once we’re above ground again. A handful of rocks! The only use I can see is if he throws them at the Cauldron-Born.”
But Glew, absorbed in gathering as many gems as quickly as he could, paid no heed to Flewddur’s remarks. In little time the former giant’s pouch was crammed with jewels of bright red and brilliant green, with gems clear as water or, in their glittering depths, flecked with gold and silver.
Taran’s thoughts were not on the abandoned riches of the mine, although the jewels seemed to grow more plentiful as the long column of warriors made their way farther into the tunnel.

(Lloyd ALEXANDER, The chronicles of Prydain – Book 5 – The High King)

Blocs de verre vendus à la pesée

L’Henrik du dessin aimant la verroterie, je lui et vous dédie ces joyaux croisés au hasard d’une vie et d’un imaginaire de vieille enfant. Thanks for visiting my blog, be careful on your way back : – )

Il faut vouivre, Francine!

Vieille dame parée de nombreux bijoux

Voici ma grand-mère Francine qui n’est pas une quiche mais fut souvent roulée dans la farine. Je lui ai tiré le portrait pour un projet qui aura je l’espère, moins d’insuccès que les précédents. Voici aussi un stock de gemmes en toc, les siennes et puis les miennes, dont les couleurs s’harmonisent avec celles du dessin. Voici enfin trois longs extraits de La Vouivre, l’œuvre qui me fit aimer Marcel AYMÉ. Elle n’est paraît-il pas sa meilleure, elle garde pourtant ma préférence et saura peut-être gagner la vôtre. Today is Sunday, it’s raining and this blog is in great danger of losing its sparkle. But do not despair, lovely readers, here are three jewels related tidbits: a drawing of my beloved grandma Francine who likes gardening and collecting, a picture of some trinkets she once gifted me and some excerpts of La Vouivre by Marcel Aymé, the French king of magical realism; his Vouivre being a nymph whose fair head is adorned with a priceless ruby. The novel has not been translated into English yet but some of his short stories were and are very well worth discovering.

La Vouivre, ainsi.

Dryade et naïade, indifférente aux travaux des hommes, elle parcourt les monts et les plaines du Jura, se baignant aux rivières, aux torrents, aux lacs, aux étangs. Elle porte sur ses cheveux un diadème orné d’un gros rubis, si pur que tout l’or du monde suffirait à peine à en payer le prix. Ce trésor, la Vouivre ne s’en sépare jamais que pendant le temps de ses ablutions. Avant d’entrer dans l’eau, elle ôte son diadème et l’abandonne avec sa robe sur le rivage. C’est l’instant que choisissent les audacieux pour tenter de s’emparer du joyau, mais l’entreprise est presque surement vouée à l’échec. À peine le ravisseur a-t-il pris la fuite que des milliers de serpents, surgis de toutes parts, se mettent à ses trousses et la seule chance qu’il ait alors de sauver sa peau est de se défaire du rubis en jetant loin de lui le diadème de la Vouivre. Certains, auxquels le désir d’être riche fait perdre la tête, ne se résignent pas à lâcher leur butin et se laissent dévorer par les serpents.

Ma collection de gemmes en toc

La Vouivre, donc. La Vouivre libre et immortelle, la Vouivre descendue des sommets et qui hante la plaine…

Le curé avait dû constater, la rage au cœur, qu’il n’y avait chez ces gens-là pas la moindre trace d’un effroi sacré. C’était bien toujours la même chanson. Ils s’étaient habitués à la Vouivre, ils l’avaient déjà digérée. Sur le plan pratique, ils s’en accommodaient avec une indéniable sagesse, une sagesse conforme à l’esprit du dogme chrétien, c’était bien le plus enrageant. D’autre part, ils avaient rangé leurs certitudes à l’égard de son existence dans une cloison étanche de leur conscience, là où elles ne risquaient pas de provoquer un accès de fièvre religieuse : et ce, avec la même aisance des générations passées conciliant, dans un ordre inverse, superstition et religion. Rien à espérer de ces paysans. C’était la pente mystique qui manquait. Du reste, ils ne s’étaient pas montrés hostiles à l’idée d’une procession. Mais ils ne s’y étaient pas attachés non plus. Au plus fort de la moisson, ils avaient des préoccupations autrement importantes.

La Vouivre, roman de Marcel Aymé

Mon exemplaire, acheté chez Oxfam, est enrichi d’enchanteresses illustrations signées D.A. STEILEN. Cela ne gâte rien, vive le seconde-main!

La Vouivre sur laquelle glissent les sentiments et qui se demande ce que c’est finalement que d’être humain:

Moi, qui ai vu apparaitre les premiers hommes dans le Jura et se succéder des milliers de générations, tu penseras peut-être que je les connais mieux que personne. La vérité, c’est que vous m’avez toujours étonnée. Il y a dans vos têtes quelque chose qui n’est pas dans la mienne, quelque chose que je sentais déjà chez les hommes des cavernes, et je voudrais bien savoir quoi. Quand je suis avec toi, j’attends toujours que tu me l’apprennes.

L’apprendra-t-elle ?

Qui lira l’saura et qui vouivra verra, les amis… Prenez soin de vous : – ) Merci for visiting my blog, take care!

Paradjanov et la joyeuse aux joyaux

Brouillon et dessin final encré

Dauphine Raisin hier matin ou l’art de perdre son temps et de gaspiller du papier… Les photos parlent d’elles-mêmes. Is perfectionism a blessing or a curse? Sometimes I wonder, wander and get lost.   

Amoncellement de brouillons successifs

À part ça, j’ai aussi tiré mes premières flèches sous la pluie, goûté un délicieux cake aux lentilles et découvert la magie des films de Paradjanov. Indecent as it may sound, I’ve felt rather unhappy lately but shooting arrows under the pouring rain, spending evenings with friends and discovering Paradjanov’s magical world managed to cheer me up somehow.

La légende de la forteresse de Souram, film de Paradjanov

Et de votre côté, l’été se passe bien? What about you, any great experience or discovery you’d like to share?