Cheveux épars et parures en cheveux

Coiffure imitant une tête d'âne

L’image est un vieux machin moche, l’article fait suite à celui titré Cheveux épars ou parures en cheveux dans lequel je vous parlais de mon intérêt pour les chevelures fantastiques et les bijoux en cheveux. Il y avait des oublis, il y a du nouveau, voici ma fournée bis de tresses briochées !

*** LES BIJOUX EN CHEVEUX, UNE FASCINATION CONTINUÉE *** MY FASCINATION WITH HAIRWORK, A FOLLOWING ***

7. « Comme il est mignon, son poignet qu’enserre un bracelet de cheveux! » (GOGOL, La perspective Nievski/Nievsky prospect) ‘How lovely her arm encircled by a bracelet of hair !’.

8. Stupeur, tremblements, coup de génie et…et…que dire sans en dire trop si ce n’est que, de M. R. JAMES, les histoires et les revenants m’ont irrémédiablement séduite. Extrait:

‘After his aunt had gone James Denton devoted a few minutes to examining the pattern more closely than he had yet had a chance of doing. He was puzzled to think why it should have struck Miss Denton so forcibly. It seemed to him not specially remarkable or pretty. No doubt it was suitable enough for a curtain pattern: it ran in vertical bands, and there was some indication that these were intended to converge at the top. She was right, too, in thinking that these main bands resembled rippling – almost curling – tresses of hair’

M. R. JAMES, “The Diary of Mr Poynter”

And this, lovely readers, is a must read!

9. La duchesse d’Avila, une étonnante série seventies adaptée du Manuscrit trouvé à Saragosse, le roman somme de Jean POTOCKI, suit les aventures du jeune Alphonse van Worden y Gomélez dans le désert andalou. Un désert pas si désert que ça puisqu’il y reçoit, nuitamment, la visite de deux charmantes créatures se prétendant ses cousines… Have you ever heard of the Manuscript found in Saragossa, a fantastic novel written by Jan Potocki at the dawn of the 19th Century? This Manuscript was adapted in the 70’s into a television mini-series in France (‘La duchesse d’Avila’) following the young Alfonse’s wilderness wanderings and his nightly encounters with two intriguing creatures posing as his cousins.

Collier en cheveux offert au héro de la Duchesse d'Avila

At one point they give him a necklace made of their own hair… for protection they say and also to prevent him from being unfaithful : « En attendant je mets à votre cou cette tresse, issue de mes cheveux et de ceux de ma sœur, et le talisman qui y est attaché préserve aussi de l’inconstance, du moins si quelque chose peut en préserver les hommes »

Alphonse van Worden portant au cou un collier de cheveux

L’imperturbable Alphonse assiste ensuite à une chorégraphie diablement osée, pour ne pas dire olé-olé. He then witnesses a daring choreographic performance.

Collier en cheveux transformé en corde de pendu

Au matin, notre héros s’éveille au pied du gibet des frères Zoto, pendus de sinistre renommée, en compagnie d’un kabbaliste. He wakes up the next morning under an infamous gibbet with a rope tied around his neck.

Collier en cheveux devenu corde de pendu

So does a fellow wanderer. Il croit devoir rassurer son compagnon d’infortune mais celui-ci, aussitôt, l’en détrompe : « Je n’ai pas peur, jeune homme ! À mon âge, on a connu d’autres choses. Toutefois, on entend dire que dans l’étude de la kabbale, on est sujet à de fâcheuses méprises. Les mauvais génies savent prendre tant de formes qu’on ne sait plus à qui on a affaire. Mais… pourquoi ai-je une corde autour du cou ? Je croyais y avoir une tresse de fleurs. Vous, vous êtes bien jeune pour être kabbaliste, mais vous avez aussi une corde au cou ».

8. Enfin, “Bernice Bobs Her Hair”, une cruelle nouvelle écrite par le grand FITZGERALD en personne, où une anti-héroïne riche et godiche adopte la coupe au bol pour être adoptée par des fêtards branchés. Bernice Bobs her Hair might very well be my favorite short story by Fitzgerald the Great. The truth is there’s something about this awkward girl bobbing her hair to befriend the popular crowd that rings true and sadly familiar to my teenage self.

Belle semaine : – )

Cheveux épars ou parure en cheveux?

Collier en cheveux

Krang le nævus, ma tignasse poivre et sel fraichement taillée et moi-même, parée d’un fantastique ras-de-cou en cheveux, mes cheveux. Présage, fantasme ou simple dessin ? Krang the nævus, a salt-and-pepper pixie cut and my good old unexpressive self adorned with a fantastic jewel made of what used to be my hair. Nothing more than a dream… for now ; – )

*** LES BIJOUX EN CHEVEUX, GENÈSE D’UNE FASCINATION *** MY FASCINATION WITH HAIRWORK, A GENESIS ***

1. Les sirènes d’Andersen, troquant leurs cheveux enchanteurs contre le salut de leur jeune sœur. The little sea-princesses’ desperate attempt to save their younger sister by chopping their locks off.

2. Les déterrements de « vampires » arborant des chevelures dont la mort n’aurait pas entravé la fabuleuse croissance. The Eastern European folk-tales about vampires and their ever-growing hair.

3. La chevelure de MAUPASSANT. MAUPASSANT’s A Tress of Hair.

– Une planche glissa et j’aperçus, étalée sur un fond de velours noir, une merveilleuse chevelure de femme ! Oui, une chevelure, une énorme natte de cheveux blonds, presque roux, qui avaient dû être coupés contre la peau, et liés par une corde d’or. Je demeurai stupéfait, tremblant, troublé ! Un parfum presque insensible, si vieux qu’il semblait l’âme d’une odeur, s’envolait de ce tiroir mystérieux et de cette surprenante relique. Je la pris, doucement, presque religieusement, et je la tirai de sa cachette. Aussitôt elle se déroula, répandant son flot doré qui tomba jusqu’à terre, épais et léger, souple et brillant comme la queue en feu d’une comète. Une émotion étrange me saisit.

4. La tresse coupée d’une amie, conservée dans une pochette en plastique transparent, quelque part sous son lit. My friend’s own tress of hair sleeping in a plastic envelope somewhere under her bed.

5. Du médiocre The Grudge (Gaffe à Google Images), je ne retiens qu’une chose: la souple chevelure noire de l’Onryo, dégoulinant par vagues du plafond. Plus troublante est la légende dont il est inspiré, celle de la jeune Oiwa san, trompée, défigurée et humiliée, qui, en perdant ses longs cheveux, perdit aussi son humanité. Japanese ghost, anyone? The Grudge was a mediocre remake but I still remember the Onryo’s long black hair sprouting from the ceiling. And then of course, if you’re in the mood for reading, the story of how lady Iowa lost her hair as well as her soul is a beautiful one, one that rings true.

6.Enfin, magie de notre époque, ces fascinants articles consacrés aux bijoux en cheveux et dénichés au hasard de l’internet. And last but not least, those fascinating articles on the lost art of sentimental Hairwork are definitely worth reading. 

Bonne semaine and a happy new week ; – )