De Basenhau

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C’est dans une barque que de nombreuses yujo (courtisanes) exerçaient leur métier… Telles des sirènes, elles accostaient les voyageurs qui descendaient les fleuves en ramant à leur rencontre et en chantant pour les attirer.

Agnès GIARD, L’imaginaire érotique au Japon

Je vous confiais samedi mon engouement pour l’association des couleurs turquoise et lie-de vin. Début septembre, ivre encore de cette découverte (et pas mûre), j’en ai teinté Ut’trio la méjugée… par d’autres que moi, qui l’aime assez.

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Trio de sirènes naufrageant les navires et transformant leurs épaves en instruments de musique, musique montant en notes sur des portées, portées-rayons d’un soleil formé de clés d’ut : Ut trio la bien nommée… par plaisir d’avec les mots jouer. Un air de musique était la thématique.

Quatre jours après la chute du verdict, ma boîte aux lettres m’livrait deux exemplaires du magazine PAGE 1, édition 6. Vive joie d’y voir mes images, publiées là pour la première fois.

Na !

Alors, je prendrai…

Exposition Close-Up sur le thème du Départ
… départ du gâteau, s’il-vous-plait bien, et puis, cerise sur icelui, une expo collective au BRONKS ce samedi (Close Up #5). Thème, le voyage, sous-thème, le départ… au tombeau, vous diraient mes images.

Oracle jeté par-dessus bord

Capitulation des sirènes

Je t’ai aimé, souviens-t’en ; quand tu seras par trop las, quand vraiment tu n’en pourras plus, tu n’auras qu’à te pencher sur la mer et à m’appeler : je serai toujours là car je suis partout, et ta soif de sommeil sera comblée.

Le professeur et la sirène, Giuseppe Tomasi Di LAMPEDUSA

Pourquoi est-ce à ce départ-là que j’ai pensé ? Tout ce que j’en sais, c’est que mon grand-père, libéré, délivré d’Alzheimer il y a deux étés, avait grand peur de la mise en terre. Je sais aussi que son départ est venu bien tard et que lui est mort seul en unité de psychogériatrie. Terrifié, probablement.

Pourquoi est-ce à ce départ-là… ? Parce que, comme la sirène au professeur, je lui devais, je crois, la mer ; la mer et l’image des fleurs dont jamais encore je n’ai garni sa tombe.

Epoux se passant la corde au cou

Voici ma dette réglée et l’ambiance… plombée ?
Que non, crénom !
Je n’ai juste pas noyé l’poisson ; – )

Merci à Audrey et  Mangoo Pickle pour l’invitation et la tip-topissime organisation : – )

Rope

Sirènes antiques encordées à leur lit de crânes

J’ai connu à Londres un Anglais qui faisait collection des cordes de pendus. Il avait voyagé dans une portion du globe et dans l’autre ; il avait des correspondants ; par lui et par ses correspondants, il s’était mis en relation avec les bourreaux des quatre parties du monde. Aussitôt un homme pendu en Europe, en Asie, en Afrique ou en Amérique, l’exécuteur coupait un bout de la corde, et envoyait cela avec un brevet d’authenticité à notre collectionneur, lequel en échange lui retournait le prix de son envoi ;

Alexandre DUMAS, Les mariages du père Olifus

Voici rare, si rare fait, un bout d’dessin inachevé, montré non coloré, en traits. Faut avouer qu’l’en-cours et l’brouillonné peuvent souvent si peu cacher que vous les dévoiler ici ne me plait qu’à moitié. Mais l’image en cours ne sera pas de sitôt finalisée alors bon gré mal gré, j’ai risqué.

À vous livrés, ainsi, des crânes moult nombreux croquant par leurs racines des pissenlits, trois cages bientôt dorées plus trois sirènes en plumes et encordées, pendues en sursis surgies, comme qui dix raies, d’un fantastique récit. F. Avis d’ailleurs aux amateurs non de nouvelles mais de légendes, La capote du pendu de Marcellin Lagarde, courte relation des hauts faits d’un singulier vêtement made in Remouchamps, m’avait, ado, fait forte impression.

Sans transition,
Xoxo,
D

La belle affaire…

Résister aux sirènes de la consommation

“The sport, which had hitherto known no rival but croquet, was beginning to be discarded in favour of lawn-tennis; but the latter game was still considered too rough and inelegant for social occasions, and as an opportunity to show off pretty dresses and graceful attitudes the bow and arrow held their own.”

Edith WHARTON, The Age of Innocence

Après avoir longtemps freiné des quatre fers, je croiserai bientôt le blanc métal avec d’autres archers locaux… ou pas puisque pour être de la compète, il me faudra montrer pattes, bras et torse blancs ce qui est loin d’être gagné sachant que dans mon armoire, il n’y a de blanc que les culottes et que je n’ai point encore ce culot-là. Là où les choses se Sardaigne, c’est qu’en dehors desdites culottes, j’achète exclusivement d’occase, parfois d’artisanat, et qu’au pays de la chine, trouver une telle tenue me prendrait un temps que je n’ai pas. Du coup, je m’interroge : se draper dans son drap de lit, est-ce un délice ou un délit ?

Archère du dimanche

Et puisqu’on parle d’l’allure d’l’archer ou d’l’archère, j’ai vécu ce dimanche une édifiante expérience lorsque, filmée par un mentor guettant mes failles puis forcée de mater ce mini-moi animé, je me suis surprise à n’être pas d’abord à l’affut de mes défauts de beau. Juger ce corps mouvant à l’aune de critères inédits, être soudain face au fait de mon image et pouvoir, sans jugement, m’y reconnaître… C’était bien !

Métal gagnant

Enfin, saviez-vous que le lurex était (et est encore) un fort bon leurre pour la pêche à la Dauphine ?

Textiles vintages source d'inspiration

Ci-dessus à gauche, une robe en soie et lurex fripée avant janvier. Ci-dessus à droite, le bout d’une robe de la mère de la mère de ma mère, transformé par elle en chiffon et par moi conservé toutes ces années.

Bonne journée d’février : – )

La sirène et ma p’tite laine

Couverture artisanale en laine de Tlemcen(Ou le grand retour de mon alter ego stylé jusqu’à la pointe des nageoires !)

Comment, en effet, résister aux sirènes de l’automne si ce n’est en s’habillant comme l’une d’elles, la rousse Ariel ? J’ai troqué la voilure et la corde pour une couverture tlemcenienne et une ceinture kabyle, présents chéris de la Wonder Hania, la chevelure de feu pour une touffe informe, le corps svelte pour les courbes d’un cache à l’eau mais… il suffit d’y croire, pas vrai ? Isn’t my “working from my badly insulated home and stuck behind a desk all day” garb somehow reminiscent of Ariel’s old sail and rope dress? Both the Tlemcenian blanket and Kabyle belt are gifts from a dear friend and real life Wonder Woman : – )  

Couverture nouée à la mode d'Ariel

Et puisqu’on parle chiffons… Les illustrations de mode à la mode ne ressemblent-elles pas parfois un peu trop à des dessins de vêtements, fards et accessoires, texturés et en couleurs, portés par une femme prétexte et porte-manteau, esquissée au trait ? Je préfère quand le vêtement est le prétexte et prétexte, comme chez Georges Barbier, à la création d’une image belle à part entière, où l’œil peut vagabonder et où l’imaginaire n’est pas réduit à convoiter ce qui lui est montré.

Ariel, voile déchirée et cordage

Couverture tissée artisanalement à Tlemcen

Mais les belles images prennent du temps et le temps, il paraitrait que c’est de l’argent. La suite cet automne, ici même et… en images !

( – : Prenez soin de vous : – ) ( – : Thank you for visiting my blog : – )